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 Erik Orsenna

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mimi
Sage de la littérature


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MessageSujet: Re: Erik Orsenna   Dim 28 Déc 2008 - 22:43

Orsenna est très agréable à lire. Et il est plein d'attention pour le lecteur. Very Happy

Comment attendre une femme ?

Le spécialiste incontesté que je suis devenu de cette occupation jugée à tort fastidieuse offrira un jour ou l'autre au public intéressé un vrai manuel de l'attente.
Cette question n'étant pas tout à fait au coeur de notre histoire, je me propose de ne présenter ici qu'un abrégé, quatre méthodes utilisées successivement ce soir-là par Gabriel mais qui pourraient servir à bien d'autres hommes en pareille situation.

1. Malraux.

Au bout d'une demi-heure de café maure, lassé d'entendre les conversation des touristes américains à la table voisine ("Maman, pourquoi les rabes ont des fontaines qui donnent envie de faire pipi ? - C'est obligé pour le Coran - Papa, c'est qui, le Coran ?", etc.), Gabriel avisa un gros livre blanc posé sur le comptoir. Il s'approcha. Les Antimémoires, dernière production de l'écrivain français alors ministre de la Culture.
- Je peux l'emprunter un moment ?
- S'il vous plaît, dit le vieux Kabyle, patron des lieux. J'achète tout ce qui sort pour mon fils. Il dévore et me raconte après. C'est un bon fils. Si vous avez des amis au gouvernement, vous pourriez leur dire de faire les livres moins chers ?
Gabriel promit, retourna à sa place et feuilleta. Avant de reposer, sidéré. D'incessants courts-circuits métaphysiques merveilleux, des voyages vertigineux, des invocations fulgurantes, des portraits de génie, le sentiment de sortir de cette lecture bien plus vaste, planétaire, immémorial. Mais pas une femme. Des piétà de peinture, quelques infirmières, des patronnes d'hôtel, "Je vous remercie, madame. Vous étiez très bien tout à l'heure : vous ressembliez à la France" (p.227), des mères soignantes ou veilleuses d'enfants morts au combat. Mais pas la moindre femme-femme. Six cent pages des choses les plus importantes d'une vie et aucune femme premier rôle, aucune qui enchante, aucune pour ouvrir la porte de mondes fermés aux hommes.
Pour cet écrivain-là, elles n'étaient pas dignes d'être racontées.
Conclusion. Meilleure manière de ne pas penser aux femmes, lire Malraux : elles n'y sont pas.

Gabriel consulta sa montre. Une, durant une heure, grâce au ministre, il n'avait pas songé à Mme B. Mais maintenant il étouffait. Trop d'idées, trop de guerres, trop de grands personnages, bref trop d'affaires d'hommes. Il rendit le livre au Kabyle.
- Mon fils aimera ?
- Vous avez là-dedans des histoire pour des années.
Et la douleur et l'excitation de l'attente le reprirent.


"Longtemps" de Erick Orsenna.
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mimi
Sage de la littérature


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MessageSujet: Re: Erik Orsenna   Dim 28 Déc 2008 - 23:15

La suite de l'attente, après le vin et le couscous

4. La mémoire

Théorème : seuls les déçus ou les distraits attendent encore une femme déjà arrivée.
Corollaire : la meilleure façon de tromper l'attente est d'installer celle qui va venir dans le présent, c'est-à-dire de se souvenir.
Détail par détail, Gabriel entreprit de se rappeler le corps de Mme B.

Les yeux rieurs qui devaient continuer de se moquer même au coeur du plaisir.
La bouche trop charnue pour des usages seulement bavards ou alimentaires.
La naissance des seins, entr'aperçue dans l'échancrure du corsage de lin noir, annonciatrice de lourdeurs faussement indolentes.
Le grain de beauté, juste au-dessus du genou droit, comme un amer indiquant l'entrée des cuisses qu'elle tenait d'ailleurs, au moins dans les périodes de très forte chaleur comme aujourd'hui, un peu ouvertes. D'où une remontée régulière de la jupe. Mon Dieu, pourquoi Mme B. s'était-elle levée si vite ?
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traversay
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MessageSujet: Re: Erik Orsenna   Lun 31 Mai 2010 - 0:58



L'Entreprise des Indes

Citation :
Le 13 août 1476, au large du Portugal, le bateau que commande Christophe Colomb fait naufrage. Le futur amiral vient d’avoir vingt-cinq ans. Par miracle, il réussit à regagner la côte et trouve refuge à Lisbonne auprès de son frère cadet, Bartolomé, lequel exerce la profession de cartographe. Depuis le début de ce xve siècle, le monde s’ouvre. Et le Portugal est le moteur principal de cette ouverture. La Renaissance commence par des expéditions lointaines. Sous l’impulsion d’Henri le Navigateur, des caravelles partent chaque mois pour aller explorer les côtes de l’Afrique. À Lisbonne, capitale du savoir, se retrouvent toutes les corporations de la découverte. Huit années durant, les deux frères vont travailler ensemble et préparer le voyage auquel Christophe songe depuis l’adolescence : l’Entreprise des Indes. Mais au lieu de la route habituelle, celle de la soie, vers l’est, on affrontera l’océan, plein ouest.

L'Entreprise des Indes s'ouvre sur le prêche du dominicain Montesinos, qui dénonce le génocide des indiens par les conquérants espagnols. Nous sommes en l'an 1511 dans la ville de Saint-Domingue. Le livre se ferme par les pogroms contre les juifs, à Lisbonne, quelques années plus tôt. Pourquoi la découverte d'un nouveau monde, aventure humaine incomparable, s'accompagne t-elle d'atrocités innommables ? L'homme qui s'interroge ainsi, dans le roman d'Erik Orsenna, n'est autre que Bartolomé Colomb, frère de Christophe, qui à la fin de son existence se souvient et se lamente. L'Entreprise des Indes n'est pas le énième récit glorieux du voyage de Christophe Colomb, qui n'apparait d'ailleurs qu'au milieu du livre, mais l'histoire de son ombre, ce frère qui avant de l'épauler dans ses projets, et avec quel dévouement, travailla comme cartographe plusieurs années dans la bonne ville de Lisbonne. On sait le talent de conteur d'Orsenna, il ne déçoit pas ici dans un style chamarré et imagé, d'où l'ironie impertinente n'est jamais absente. L'auto-portrait qu'il brosse de Bartolomé, le Colomb obscur et oublié de l'Histoire, est bienveillant et impitoyable à la fois. Il est surtout prétexte à saisir l'atmosphère enivrante d'une époque où l'univers s'agrandit chaque jour. Avant que cette fièvre ne débouche sur l'intolérance et le folie criminelle. "Les bateaux ne partent pas que des ports, ils s'en vont poussés par un rêve", écrit Orsenna. Avant de se transformer en cauchemar, semble t-il ajouter, entre les lignes.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Erik Orsenna   Lun 31 Mai 2010 - 9:41

traversay a écrit:
"Les bateaux ne partent pas que des ports, ils s'en vont poussés par un rêve", écrit Orsenna. Avant de se transformer en cauchemar, semble t-il ajouter, entre les lignes.
Merci pour ton avis Traversay..
j'ai envie de retrouver cet auteur qui m'a enchantée avec Portait d'un homme heureux : André Le Nôtre et Deux étés coeur

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MessageSujet: Re: Erik Orsenna   Sam 31 Juil 2010 - 1:19

Le premier livre d'Orsenna que j'ai lu fut Portrait d'un homme heureux à propos D'André Le Nostres, jardinier de Louis XIV. Un très beau livre, et une très belle biographie qui nous ouvre en partie les portes à ce qu'est le Grand Siècle!

J'ai ensuite lu la grammaire est une chanson douce, et les chevaliers du subjonctif. Ce qui me plait le plus chez Orsenna c'est qu'à travers ce qui pourrait s'apparenter à des livres pour enfants, chacun peu retenir quelque chose. Cette chose, c'est l'amour de la langue, l'amour des mots. Et ça, ce n'est pas seulement pour les enfants.
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Arabella
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MessageSujet: Re: Erik Orsenna   Sam 19 Fév 2011 - 17:34

Je n'avais pas accroché à L'exposition coloniale. Tellement que je n'en garde plus aucun souvenir. Sauf de la peine que j'ai eu à le lire....

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Maline
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MessageSujet: Re: Erik Orsenna   Sam 19 Fév 2011 - 18:58

J’ai beaucoup aimé lire les romans Eric Orsenna, et contrairement à toi j’ai apprécié L’Exposition coloniale comme Une comédie française ou Grand amour et d’autres. Puis, un jour, j’ai commencé à trainer sur ses bouquins et avant de m’en ennuyer j’ai arrêté – pour un moment - de le lire.
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GrandGousierGuerin
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MessageSujet: Re: Erik Orsenna   Mer 20 Mar 2013 - 9:52

A parcourir ce fil, je me rends compte des différents aspects de l’œuvre d'Orsenna ..
Je ne garde qu'un vague souvenir de son Exposition coloniale que je relirais si je parviens à le retrouver ...
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Teresa Mendoza
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MessageSujet: Re: Erik Orsenna   Dim 24 Mar 2013 - 11:56

J'ai en cours actuellement Sur la route du papier, je dis bien en cours car c'est un livre que je lis à petite doses, entre deux romans ou autres. C'est bien agréable cette langue simple et claire et ces histoires sans stress du dénouement, il me fait souvent penser à Julien Gracq, surtout dans Carnets du grand chemin.
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topocl
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MessageSujet: Re: Erik Orsenna   Mer 21 Aoû 2013 - 20:12

Deux étés.



Citation :
Heureux les enfants élevés dans l'amour d’une île. Ils y apprennent au plus vite certaines pratiques utiles pour la suite de l'existence : l’imagination, la solitude, la liberté, voire une certaine insolence vis-à-vis de la terre ferme ; et guetter l'horizon, naviguer à la voile, apprendre à partir…
Notre île.
Une île de Bretagne comme toutes les îles de Bretagne, avec ses maisons de familles, où l’on revient annuellement se ressourcer, investi d’un sentiment d’appartenance, avec ses plages, ses bateaux, ses amours de vacances, ses parties de Monopoly. Là, débarque un traducteur, un ex de Cocteau, excusez du peu, avec ses chats et sa machine à écrire, son souhait de ne pas trahir les auteurs, qui cache un réel plaisir à flemmarder. Quand il doit traduire Ada, de Nabokov, , toute l’île va lâcher ses paniers à crevettes pour participer à l’effort de dompter la langue, de montrer à l’éditeur parisien de quel bois on se chauffe sur  cette fameuse île.

C’est un livre absolument délicieux. Charmant, délicat, plein de tendresse pour les vacances en famille, de moquerie drôle pour Nabokov qui joue les stars, d’humour facétieux. C’est un petit régal, un bel hommage à l’amitié, aux vacances, à la langue, aux livres et aux mots. On sent Orsenna se régaler à nous raconter tout cela, et une histoire n’est jamais aussi bien racontée que quand l'auteur se régale.

Citation :
Mais, deux pages plus loin, après les inévitables présentations généalogiques qui font ressembler les romans à des femmes boutonnées du col jusqu'aux chevilles, tant vous ronge l'impatience d'arriver au fait, l'auteur s'envolait, ricochait d'image en image, picorait les souvenirs
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shanidar
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MessageSujet: Re: Erik Orsenna   Mer 21 Aoû 2013 - 20:19

Ce livre, topocl, kenavo me l'avait déjà conseillé et ce que tu en dis me donne encore plus envie de le lire !

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topocl
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MessageSujet: Re: Erik Orsenna   Jeu 22 Aoû 2013 - 7:24

Il es t tout petit, se lit facilement et est passionnant sourire  !
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kenavo
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MessageSujet: Re: Erik Orsenna   Jeu 22 Aoû 2013 - 7:37

enthousiaste oh merci Topocl, cela me fait trop plaisir de lire ton commentaire...
et je viens de trouver une interview avec Erik Orsenna qui parle bien du fait que cette histoire n'est pas de la fiction Wink

Deux étés relate l'incroyable histoire des habitants d'une île entière qui bouleversent leurs vacances pour venir en aide au traducteur de Nabokov.
Erik Orsenna. Incroyable, oui, mais véridique. Tout cela s'est déroulé en 1973-1974, deux étés magiques dans ma vie. De simples vacances nous sommes passés à l'enchantement, à l'envoûtement. Nous sommes tous devenus plus légers, moins arrimés. Jusque-là seule la mer comptait. Le grand rendez-vous de l'été, c'était la régate; les journées étaient ponctuées par les grandes marées, la pêche. Brusquement, on a oublié tout cela à cause des mots. Mais je ne m'en suis rendu compte que bien plus tard.

Donc, le héros de votre roman, Gilles, a bel et bien existé.
E.O. Oui, il avait débarqué sur notre île avec tous ses chats dans les années 60. Il traduisait tranquillement "le peuple infiniment patient des défunts" lorsqu'en 1969 Arthème Fayard achète les droits d'Ada or Ardor de Vladimir Nabokov et lui propose de faire des essais. Il se rend très vite compte de la difficulté monstrueuse de cette traduction. C'est une tâche invraisemblable, Ada, c'est comme traduire Ulysse, ou peut-être même Finnegans Wake. Bref, il n'y arrive pas et fait le mort durant quatre ans, jusqu'à ce que l'éditeur finisse par se lasser. C'est alors qu'intervient Mme de Saint-Exupéry, sa voisine, qui décide de lui venir en aide en faisant appel à notre groupe.

On a peine à y croire. L'île de Bréhat, car c'est d'elle qu'il s'agit, serait un microcosme extraordinaire composé d'anglicistes confirmés...
E.O. Confirmés, non. On avait tous fait un peu d'anglais, on était tous allés à Brighton acheter des shetlands... En fait, tous les îliens de Bréhat sont fous de bateau, fous de livres et fous de jardins. Mais cette mobilisation générale était aussi mue par la haine de Paris et la haine de l'anglais. Bouffer de l'anglais, même s'il est russe, et dire m... à Paris, l'idéal! Ce qu'on faisait était nul bien sûr, mais cela aidait Gilles de savoir qu'il y avait tout ce monde autour de lui.

source et suite

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MessageSujet: Re: Erik Orsenna   Jeu 22 Aoû 2013 - 8:26

lors d'une interview sur Télé matin, la journaliste a précisé que pour ce qui concerne les romans, l'auteur mettait 5/6 ans d'écriture.

le commentaire de Topocl me confirme dans mon intention de lire cet auteur que je ne connais pas encore.

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MessageSujet: Re: Erik Orsenna   Ven 23 Aoû 2013 - 8:34

Merci Kenavo, pour l'interview. Quand on lit Deux étés, on sent vraiment que c'est vrai. Arrangé bien sûr et c'est ce mélange savant de réalité et de conte qui est plaisant.

Quand on va cherche Ada sur un site marchand, on trouve ça:

Citation :
Ada, ou, L'ardeur [Broché]
Vladimir Vladimirovich Nabokov (Auteur), Gilles Chahine (Traduction), Jean-Bernard Blandenier (Traduction)
Et j'ai trouvé ça:
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MessageSujet: Re: Erik Orsenna   Aujourd'hui à 10:38

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