Parfum de livres… parfum d’ailleurs

Littérature, forum littéraire : passion, imaginaire, partage et liberté. Ce forum livre l’émotion littéraire. Parlez d’écrivains, du plaisir livres, de littérature : romans, poèmes…ou d’arts…
 
Accueil*Portail*RechercherS'enregistrerMembresConnexion

Partagez | 
 

 Lecture en commun : Albert Camus

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
AuteurMessage
swallow
Sage de la littérature
avatar

Messages : 1366
Inscription le : 06/02/2007
Localisation : Tolède. Espagne.

MessageSujet: QUESTION DE DATE.   Lun 21 Oct 2013 - 8:41

J´ai une question pour ceux qui ont lu LA CHUTE ( ou ont un exemplaire dans leur bibliothèque). Une phrase que je ne comprends pas.
Cinquième et avant-dernier chapitre ( celui du "mal-confort") et que je nommerais-vu que Camus ne donne aucun titre à ses 6 chapitres- " Ecœuré, il passe de l´amour à la débauche". Ce chapitre commence ainsi "Vous vous trompez, cher, le bateau file à bonne allure."
Camus écrit au bon milieu de ce chapitre ( attention,  pour ceux qui n´ont pas le livre sous la main, c ´est le juge Clamance qui parle, pas l´auteur!).
" Alors? Alors, la seule utilité de Dieu serait de garantir l´innocence et je verrais plutôt la religion comme une grande entreprise de blanchissage, ce qu´elle a été d´ailleurs, mais brièvement, pendant trois ans tout juste, et elle ne s´appelait pas religion."
De quels " trois ans" s´agit-il?
Est-ce qu´ il y aurait une référence avec la phrase (de Flaubert) qui semble-t-il avait inspiré Marguerite Yourcenar pour ses "Mémoires d´Adrien" publié en 1951?
"Les dieux n´étant plus, et le Christ pas encore, il y a eu, de Cicéron à Marc-Aurèle, un moment unique où l´homme seul a été"
S´agit-il de ces 3 années (?), ou je fais complèment fausse route? Merci.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
jack-hubert bukowski
Zen littéraire
avatar

Messages : 5257
Inscription le : 24/02/2008
Age : 35

MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Lun 21 Oct 2013 - 12:10

C'est une interrogation intéressante que tu soulèves, swallow. Le genre de détail qui nous échappe... pour répondre à ta question, il semble que le stoïcisme soit au coeur de l'interrogation métaphysique...?

_________________
«L'amplitude des contradictions à l'intérieur d'une pensée constitue un critère de grandeur.»
De Gaulle, citant Nietzsche

Dixit celui qui écrivait plus vite que son ombre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
unmotbleu
Sage de la littérature
avatar

Messages : 1329
Inscription le : 08/03/2013
Age : 58
Localisation : Normandie Rouen

MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Mar 22 Oct 2013 - 10:16

kenavo a écrit:
unmotbleu a écrit:
Un évènement d'une telle ampleur qu'une épidémie de peste, ne peut que remettre en question le comportement humain et sa vision du monde.
oui, tout à fait...
et il n'oublie pas de mettre un sermon qui fait hérisser le poil!
le fléau que Dieu a envoyé pour visiter la ville parce que les hommes ont pêchés, avec l'Eglise on peut toujours être certain de se retrouver au Moyen-Age!
publié en 1947... on a pu retrouver plus d'un tel sermon lors de la découverte du Sida, Camus reste moderne!
Tu as raison de faire référence à des épidémies que nous connaissons à notre époque.
Pour ce qui est des sermons et de la religion, en effet, les mêmes thèmes reviennent.
Les comportements, eux, se modifient d'une autre façon car la maladie ne se propage pas de la même manière.
Pas de quarantaine pour l'épidémie de SIDA.
Le thème de l'enfermement se développe autrement.
Je citerai ces deux passages dans lesquels, il me semble que la durée de l'isolement par quarantaine joue un rôle majeur:
"Nos concitoyens s'étaient mis au pas, ils s'étaient adaptés, comme on dit, parce qu'il n'y avait pas les moyens de faire autrement.
Ils avaient encore, naturellement, l'attitude du malheur et de la souffrance, mais ils n'en ressentaient plus la pointe.
Du reste, le docteur Rieux, par exemple, considérait que c'était cela le malheur, justement, et que l'habitude du désespoir est pire que le désespoir lui même."
"Alors que, jusque là, ils avaient farouchement soustrait leur souffrance au malheur collectif, ils acceptaient maintenant la confusion."

Celui-ci, en revanche, me parait valable dans tous les cas de souffrance sur longue durée:
"A la vérité tout leur devenait présent. Il faut bien le dire, la peste avait enlevé tout le pouvoir de l'amour et même de l'amitié.
Car l'amour demande un peu d'avenir, et il n'y avait plus pour nous que des instants."



Cette dernière phrase, particulièrement, va bien au delà du contexte de la maladie.
Qu'en pensez vous?

_________________
unmotbleu

"J'approuve par lassitude, je contredis par impatience." Jean ROSTAND
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kenavo
Zen Littéraire
avatar

Messages : 63291
Inscription le : 08/11/2007

MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Mar 22 Oct 2013 - 12:25

ah mais oui, je mettais seulement le Sida en relation avec le thème du sermon
la quarantaine en est tout un autre problème Very Happy

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
unmotbleu
Sage de la littérature
avatar

Messages : 1329
Inscription le : 08/03/2013
Age : 58
Localisation : Normandie Rouen

MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Jeu 24 Oct 2013 - 14:27

Tu seras surprise, Kenavo, du deuxième sermon du père Paneloux, sans doute, aussi, tout autant révoltée.
A moins que tu trouves la grâce comme il dit.
Il a engrangé, depuis son dernier sermon, bien des expériences douloureuses et insupportables ce qui l'a poussé dans ses derniers retranchements.

"L'amour de Dieu est un amour difficile. Il suppose l'abandon total de soi même et le dédain de sa personne. Mais lui seul peut effacer la souffrance et la morts des enfants, lui seul en tout cas la rendre nécessaire, parce qu'il est impossible de la comprendre et qu'on ne peut que la vouloir."

Je trouve qu'il y a de quoi méditer et susciter des positions très tranchées sur la question et ceci bien au delà de la peste.

Tu verras un peu plus loin ce qu'il advient du prêtre...
A moins que tu ne le saches déjà.

_________________
unmotbleu

"J'approuve par lassitude, je contredis par impatience." Jean ROSTAND
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kenavo
Zen Littéraire
avatar

Messages : 63291
Inscription le : 08/11/2007

MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Jeu 24 Oct 2013 - 16:36

puisque je lis toujours plusieurs livres ne même temps, j'ai délaissé Camus depuis quelques jours... je vais y revenir dès demain Very Happy

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
jack-hubert bukowski
Zen littéraire
avatar

Messages : 5257
Inscription le : 24/02/2008
Age : 35

MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Ven 25 Oct 2013 - 10:11

J'ai commencé à lire Le premier homme et j'apprécie ce que je vois. C'est un bon roman à sa manière. Il faut dire que Camus a trouvé le moyen d'écrire plusieurs types d'oeuvres littéraires et que c'est tout à son honneur. Il a écrit certains moins bons livres, mais il a persisté dans l'effort de sa quête. Je trouve qu'elle finit bien avec Le premier homme. J'ai l'impression de retrouver le rythme narratif de La Peste.

_________________
«L'amplitude des contradictions à l'intérieur d'une pensée constitue un critère de grandeur.»
De Gaulle, citant Nietzsche

Dixit celui qui écrivait plus vite que son ombre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kenavo
Zen Littéraire
avatar

Messages : 63291
Inscription le : 08/11/2007

MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Ven 25 Oct 2013 - 11:55

unmotbleu a écrit:
Je trouve qu'il y a de quoi méditer et susciter des positions très tranchées sur la question et ceci bien au delà de la peste.
en effet... et pas seulement sur le sermon... je viens de terminer ce livre et il va me trotter encore pendant un bon moment dans la tête...

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
unmotbleu
Sage de la littérature
avatar

Messages : 1329
Inscription le : 08/03/2013
Age : 58
Localisation : Normandie Rouen

MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Sam 26 Oct 2013 - 15:04

Faut avouer que la dernière phrase du livre est marquante!
Je n'en donnerai que les derniers mots :
"...le jour viendrai où, pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse."
Tu avais donc raison Kéna: Oran, avant l'épidémie, était une cité heureuse.

J'ai beaucoup aimé ce livre et je dirais qu'il manquait vraiment à mon parcours de lecture.

_________________
unmotbleu

"J'approuve par lassitude, je contredis par impatience." Jean ROSTAND
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aaliz
Main aguerrie
avatar

Messages : 424
Inscription le : 07/11/2012
Age : 37
Localisation : Paris

MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Sam 26 Oct 2013 - 21:51

Après avoir enfin remis la main sur mon exemplaire de La Peste, j'ai pu en commencer la lecture. Et je ne suis pas trop d'accord avec Camus quand il dit qu'Oran est une ville laide. En revanche, il est vrai qu'elle tourne complètement le dos à la mer ( ce qui est très dommage) et que le climat y est vraiment pénible. Mais sinon, c'est une petite ville charmante que j'apprécie énormément aime .
Sur ce, j'y retourne et je vais essayer de retrouver et lire vos différents commentaires au fur et à mesure.

_________________
" S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème ..." (devise Shadoks)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://booksandfruits.over-blog.com
kenavo
Zen Littéraire
avatar

Messages : 63291
Inscription le : 08/11/2007

MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Dim 27 Oct 2013 - 6:25

Aaliz a écrit:
Sur ce, j'y retourne et je vais essayer de retrouver et lire vos différents commentaires au fur et à mesure.
j'ai bien peur qu'il y en a pas trop... en fin de compte on n'était qu'à deux et je dois avouer que je n'étais pas trop dispo pour la faire, mais finalement je ne voulais pas abandonner Unmotbleu tout à fait Wink

par contre la lecture est encore toute fraiche dans ma tête, rien n'empêche d'y parler lors de tes interventions Very Happy
je ne connais pas Oran, pour me faire une idée, j'avais recherché un peu côté images - mais en me concentrant sur ceux faites dans les années 40-50... surtout en découvrant les trams (il en parle à plusieurs reprises) cela m'a donné une belle idée de cette ville au moment qu'il la décrit

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aaliz
Main aguerrie
avatar

Messages : 424
Inscription le : 07/11/2012
Age : 37
Localisation : Paris

MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Lun 28 Oct 2013 - 11:37

J'ai bien avancé dans ma lecture, il me reste environ une centaine de pages.

Pour en revenir à la description d'Oran, je trouve que Camus en fait une ville morte avant même l'apparition du fléau, pas d'arbres, pas de jardins ( ça a bien changé depuis en tout cas ), une ville de pierre, des habitants qui vivent leur vie comme des automates, on a vraiment une sensation de masse inerte et j'ai même l'impression que, de façon complètement contradictoire, la peste vient mettre un peu de vie dans tout ça. Les gens abandonnent leurs habitudes, se dévoilent aux autres. L'idée d'une mort prochaine les pousse à sortir de leur train-train et à consacrer du temps et de l'argent à des choses qu'ils ne faisaient pas par le passé.

_________________
" S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème ..." (devise Shadoks)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://booksandfruits.over-blog.com
kenavo
Zen Littéraire
avatar

Messages : 63291
Inscription le : 08/11/2007

MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Lun 28 Oct 2013 - 16:22

Aaliz a écrit:
Pour en revenir à la description d'Oran, je trouve que Camus en fait une ville morte avant même l'apparition du fléau, pas d'arbres, pas de jardins ( ça a bien changé depuis en tout cas ), une ville de pierre, des habitants qui vivent leur vie comme des automates, on a vraiment une sensation de masse inerte et j'ai même l'impression que, de façon complètement contradictoire, la peste vient mettre un peu de vie dans tout ça. Les gens abandonnent leurs habitudes, se dévoilent aux autres. L'idée d'une mort prochaine les pousse à sortir de leur train-train et à consacrer du temps et de l'argent à des choses qu'ils ne faisaient pas par le passé.
concernant arbres et jardins j'étais étonnée, c'était aussi à cause de cela que j'avais fait des recherches images pour ce temps de cette ville... ayant vu des images avec arbres, je m'imagine que tu es tout à fait sur la bonne piste qu'il tourne la ville en 'ville morte' avant l'arrivée de la peste... j'aime bien cette approche

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aaliz
Main aguerrie
avatar

Messages : 424
Inscription le : 07/11/2012
Age : 37
Localisation : Paris

MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Lun 28 Oct 2013 - 16:50

ça y est, lecture terminée. C'était assez dense et je pense être passée à côté de pas mal de choses.

Néanmoins, le passage qui m'aura marquée le plus est la "confession" que fait Tarrou au docteur Rieux lorsqu'il lui explique qu'il se refuse absolument à être la cause du décès de quelqu'un de quelque façon que ce soit, directement ou indirectement. Il mentionne surtout le rôle de la justice à travers l'exemple de son père.

Citation :
Je dis seulement qu'il y a sur cette terre des fléaux et des victimes et qu'il faut, autant qu'il est possible, refuser d'être avec le fléau.
En lisant l'article Wikipédia, j'ai appris que Camus avait fait de La Peste une analogie avec l'occupation de la France par les nazis. La phrase de Tarrou prend alors encore plus de sens. Et maintenant j'y vois un peu plus clair. Les équipes sanitaires s'apparentent à la Résistance, on retrouve aussi les réseaux de passeurs qui tentent de faire sortir ceux qui le souhaitent, l'instauration du couvre-feu, le stade de football réaménagé en camp de mise en quarantaine et qui me rappelle le stade du Vel d'Hiv ...

Je pense que Camus a évoqué tous les aspects possibles d'une telle situation, décrivant le quotidien chamboulé des habitants, leurs sentiments, leurs différentes réactions face au fléau, les interventions des autorités publiques, la place du religieux.
J'aurais vraiment aimé étudier ce texte en classe.

_________________
" S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème ..." (devise Shadoks)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://booksandfruits.over-blog.com
swallow
Sage de la littérature
avatar

Messages : 1366
Inscription le : 06/02/2007
Localisation : Tolède. Espagne.

MessageSujet: Sensualité.   Lun 28 Oct 2013 - 17:01

Quand je pense qu´on a déjà 5 pages de LC sur CAMUS,et nous n´avons toujours pas prononcé ce mot-clef chez lui : sensualité. Toute une promesse de bonheur!
La lecture portant sur tout le mois d´Octobre...d´ici la Toussaint on a encore le temps!
NOCES en est plein.
La chute aussi:
"La sensualité, et elle seule, régnait sur ma vie amoureuse ".(le juge Clamance?).
"J´ai de la peine à l´avouer, j´aurais donné dix entretiens avec Einstein pour un premier rendez-vous avec une jolie figurante". ( là, c´est clair, pas de figurantes dans le monde d´un juge).
"Dans tous les cas, ma sensualité, pour ne parler que d´elle, était si réelle que, même pour une aventure de dix minutes, j´aurais renié père et mère, quitte à le regretter amèrement". ( Clamance).
"Moi, par exemple, qui ne suis pas sentimental, savez-vous ce dont j´ai rêvé: un amour complet de tout le cœur et le corps, jour et nuit, dans une étreinte incessante, jouissant et s´exaltant, et cela cinq années durant, et après quoi la mort. Hélas!"
Et la conclusion:" Nul n´est hypocrite dans ses plaisirs".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   

Revenir en haut Aller en bas
 
Lecture en commun : Albert Camus
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 5 sur 6Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
 Sujets similaires
-
» L’ÉCRIVAIN YASMINA KHADRA ET LA CARAVANE ALBERT CAMUS:"non à la manipulation"
» MARY'S DREAM
» De Camus à Yasmina Khadra
» Demande aide lecture acte mariage 1742 Cormeilles Eure
» Une poussette pour transports en commun ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Parfum de livres… parfum d’ailleurs :: Café littéraire. :: Nos lectures en commun :: Par titre ou auteur-
Sauter vers: