Parfum de livres… parfum d’ailleurs

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 Louis Calaferte

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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Louis Calaferte - Page 10 EmptySam 2 Aoû 2014 - 12:53

t'as qu'à lire BB ou Ramuz, ça te changerait.

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Mordicus
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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Louis Calaferte - Page 10 EmptySam 2 Aoû 2014 - 13:58


Brigitte Bardot ?

Benjamin Biolay ?

Bière Belge ?

On comprend rien.


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Queenie
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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Louis Calaferte - Page 10 EmptySam 2 Aoû 2014 - 21:35

Mordicus a écrit:

Queenie a du me parler mille fois de "Septentrion".

La couverture du livre étant tellement moche que je ne l'ai jamais acheté.
(Je ne cache plus ma superficialité. J'ai le droit !)

Mille fois, c'est excessivement exagéré.
Je sais ne pas trop lutter contre une Troll têtue aux arguments irréfutables.

Et puis, bon, tu sais, ce sont les "oeuvres" de Calaferte lui-même les moches couvertures... Ça te dissuade encore plus ?

Cela dit, je crois encore que ça pourrait te plaire, si tes goûts littéraires n'ont pas pris un tournant radical.

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Mordicus
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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Louis Calaferte - Page 10 EmptyDim 3 Aoû 2014 - 0:00


Je t'ai déjà dit ce que tu devais faire : arrache-moi cette affreuse couverture et fais-en une décente.

...

(J'ai toujours d'excellents goûts littéraires.)

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Constance
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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Louis Calaferte - Page 10 EmptyJeu 7 Aoû 2014 - 13:33

.


Louis Calaferte - Page 10 Clague10


En exergue :


La guer-re
La guer-re
La guer-re
C'est pas pour s'amuser

Y a des soldats qui tombent
Y a des soldats qui meurent
On les met dans des tombes
Ils sont morts avant l'heure

On ne veut plus de guerre
Jetez-leur donc des bombes
On les mettra en tombe
Ceux qui font la misère

La guer-re
La guer-re
La guer-re
C'est pas pour s'amuser


(Chanson anarchiste française du XIX e siècle)







Dans cet ultime ouvrage, Louis Calaferte témoigne de son vécu durant la guerre 39-45. Agé de onze ans en 1939, tout aux jeux innocents de l'enfance, il ne peut comprendre la portée dramatique de la déclaration de guerre, aussi cet événement l'excite tant l'atmosphère de la bourgade et le comportement inhabituel des adultes lui semblent extraordinairement porteurs de mystère "Je ne sais pas ce que c'est que la mobilisation générale, mais je suis bien content que ce soit la guerre. J'ai onze ans". L'enfant écoute et observe les adultes : chacun y va de son souvenir de la guerre de 14, certains avec tristesse en évoquant ses morts, tandis que d'autres palabrent, attablés devant un verre de vin rouge "Ils parlent. Ils se comprennent. Et pourtant, c'est quoi 14, c'est quoi l'Armistice, c'est quoi Daladier, c'est quoi les Boches, c'est quoi Hitler, c'est quoi la politique, c'est quoi le Taureau du Vaucluse, c'est quoi Chamberlain, c'est quoi le pape, c'est quoi la guerre ?
- C'est quoi la guerre ?  
- Occupe-toi de ta soupe. Mange."

Désespéré, par refus de la guerre, le charcutier se pend. On vante l'esprit de discipline des Boches en espérant, après tout, qu'ils débarrasseront la France des "youpins" profiteurs.
La bourgade se dépeuple des jeunes mobilisés qui partent rejoindre leur unité. L'arrivée de réfugiés alsaciens fait jaser
"- Vos Alsaciens, c'est des Juifs".
Sur la place, on a suspendu un épouvantail à l'effigie d'Hitler, sur lequel se défoulent les villageois; on le larde de coups de couteaux, on le dépend et les enfants dansent sur le mannequin de paille.  
L'enfant quitte la campagne pour être recueilli par une couturière, Maman Guite,  résidant à la ville. Le petit Calaferte subit les insultes des autres gamins " - Le Dirlo nous a dit que tout ce qui a un nom boche, un nom macaroni ou un un nom juif, faut même pas lui parler". En centre ville, on brise les vitrines des magazins italiens, des commerçants italiens sont blessés à coup de marteau "qu'ils aillent jouer de la mandoline chez Mussolini".
C'est la défaite, Louis et Maman Guite doivent fuir sous les bombardements de l'aviation allemande; la population paniquée se jette sur les routes de l'exode, en un chaos apocalyptique.
La France a capitulé et Pétain préside à son destin. L'atmosphère générale est au soulagement et à la joie. "On boit et on dit Nom de dieu Vive Pétain." "Le maréchal Pétain nous conduira sur la bonne voie"
L'armée allemande occupe le village où l'enfant et Maman Guite ont trouvé refuge : les commerçants en profitent pour doubler leurs prix " ...les Boches c'est pas ce qu'on a dit. Ils mangent. Ils boivent. Ils paient. De la clientèle comme ça, nous on en veut bien."
Pour la femme et l'enfant, retour à la ville où déjà la croix gammée flotte sur la façade du grand hôtel. Les chars allemands entrent dans la ville "Des femmes hurlent Vive Hitler. Elles ont des bouquets de fleurs. Elles jettent des bouquets de fleurs."
Les portraits de Pétain ornent les murs des maisons, mais les français souffrent de faim et de froid. Alors, afin de pallier la pénurie de produits alimentaires et de charbon, le gouvernement de Vichy instaure les cartes de rationnement, tandis que le marché noir enrichit les B.O.F. Insensiblement, l'état d'esprit des français évolue, ils râlent tout bas "la Collaboration c'est d'abord le bifsteck pour tout le monde", et certains écoutent clandestinement la voix de la Résistance sur Radio-Londres.
Pour survivre, c'est le règne de la débrouille, le plus petit emploi permettant d'assurer le minimum vital en achetant au marché noir, Louis trouve son gagne-pain dans une usine de piles électriques.
Peu à peu, la Gestapo, la Milice et la police française plongent la ville dans un climat de terreur, il ne se passe de jours sans que Louis ne voie un cadavre, un assassinat, ou un enlèvement de résistant dans la rue. Chacun sait que la Milice et la Gestapo pratiquent la torture sur les résistants et sur tous ceux qui les aident, qu'ils nomment des "terroristes".
Les Juifs sont arrêtés ou ils disparaissent " A la sortie du Juif Süss, des jeunes gens crient à bas les Juifs" "Les commerçants ont mis des affiches en grosses lettres sur leurs vitrines. Ici magazin français"
Les américains débarquent "Ils sont tous gaullistes depuis le début. Depuis 40. Ils ont tous entendu l'appel de De Gaulle. Un B.O.F a beaucoup donné sans tickets et au prix normal à un Juif qui se cachait dans une chambre".
Avec la Libération, c'est le temps de l'épuration et ces "bons" français organisent la chasse aux collabos, dont les femmes sont tout particulièrement les victimes expiatoires pour laver la honte de cinq années d'humiliation et d'asservissement.  





Comme à l'accoutumée, Louis Calaferte ne s'embarrasse pas de fioritures de style. Pour raconter sa guerre vue à travers la naïve et cruelle netteté de son regard d'enfant, il nous livre le souvenir brut, mais intact, des images, des sons et des impressions ayant à tout jamais marqué sa mémoire. Acteur et témoin, contraint par le destin à mûrir précocement durant ces cinq années initiatiques où la violence est omniprésente, il nous fait vivre le quotidien des petites gens, les états d'âme d'une population désorientée qui s'accommode du moins pire, de ceux qui subissent en silence, de ceux qui profitent de la situation pour s'enrichir, de ceux qui n'en pensaient pas moins mais saisissent l'occasion qui leur est donnée d'exprimer leur haine de l'étranger, du Juif, de ceux qui collaborent par lâcheté ou par adhésion, de ceux, héroïques, qui refusent de se soumettre, oeuvrent dans l'ombre, et le paient de leur vie.
Il expose crûment les faits, sans jamais émettre aucun jugement explicite, néanmoins il amène subtilement le lecteur à porter un regard critique sur certains comportements et à s'interroger sur lui-même. Nous sommes loin de l'Histoire avec un grand H, avec ses dates clés, mais au coeur de l'histoire universelle de l'humanité.


"C'est la guerre" est un ouvrage indispensable pour comprendre les mécanismes psychologiques qui mènent à l'avilissement d'un peuple ... à faire lire en cours d'Histoire.        



Extraits :



Citation :
Des chargements qui s'écroulent sur la route. Des casseroles. De la vaisselle cassée. Des couverts enfer. Du linge de maison. Une poêle. Un plat à escargots.

Une femme qui tombe à genoux et qui prie sur la route. On la renverse. On la piétine. La foule avance.

[...]


Tous ces hommes qui ne savent plus où ils sont.
Toutes ces femmes qui pleurent.
Tous ces hommes qui ne savent plus où ils vont.
Toutes ces femmes qui serrent des enfants dans leurs bras.

Des aboiements, des miaulements, des grincements, des hurlements, des concassements, des martèlements, des gémissements, des claquements, des crépitements.

[...]

Sur la route des choses blanches, des choses laiteuses, des choses molles, des choses informes, des choses glaireuses.
Sur la route de l'huile bleue.
Sur la route du sang.

Une coulée d'êtres vivants.

Des voitures accidentées.

Des troupes d'enfants que personne n'accompagne plus. (p.104 et 105)



Citation :


Une jeune femme marche dans la rue.
Une traction avant noire s'arrête a sa hauteur.
Deux hommes en manteaux de cuir marron et en chapeaux sombres bondissent de la traction avant noire.
Un homme ceinture la jeune femme et lui bâillonne la bouche d'une main.
La jeune femme se débat.
Il la jette dans la traction avant noire.
Les portières claquent.
La traction avant noire démarre.
Les passants passent.

[...]


Les hommes en manteaux de cuir marron et en chapeaux sombres c'est la Gestapo. (p.162)




Citation :
Il n'y a autour de moi que vol, mensonge, compromission, passion de l'argent, égoïsme, indifférence, corruption, hypocrisie, prostitution déguisée, violence , lâcheté, bassesse, obséquiosité intéressée.
J'ai treize ans. Quatorze ans. Quinze ans.
J'apprends l'homme.
L'homme est une saloperie.

Ils font tous du marché noir.
Les autres ont faim. (p.172-173)



Citation :
Le mercier de la place servait de boîte aux lettres à la Résistance.
Le mercier de la place est dénoncé.
Le mercier de la place est mort.

La Milice arrête Monsieur et Madame Franji qui ont réussi à se cacher pendant toute la guerre.
Au milieu des autres torturés on ne retrouve pas le corps de Monsieur Franji.
On retrouve le corps de Madame Franji.
Elle a des clous enfoncés dans les gencives. (p.224 et p.225)



Citation :
Depuis qu'on sait que les américains arrivent, tout le monde a été résistant.

Tout le monde a connu un Juif.
Un Juif qu'on aimait bien.
Un Juif à qui on a rendu service.
Un bon Juif. (p.230)

Citation :

Saleté tu l'as bien mérité.
Saleté t'as pas honte d'avoir couché avec un Boche.
Elle est à genoux.
Des coups de poing.
Des coups de pied.
On lui crache dessus.
Un homme la tient par les épaules.
Un homme a une tondeuse à la main.
L'homme tond la femme à genoux.
Les gens crient de joie.
Les cheveux tombent tout autour de la femme.
[..]
L'homme lui donne des coups de tondeuse sur la tête.
La tête saigne.
Saleté fous le camp.
La femme se relève comme elle peut.
La femme reçoit des coups de pied.
La femme saigne.
La femme est huée.
La femme se met un foulard sur la tête.
Les femmes lui arrachent le foulard.

On tond des femmes partout.(p.238)
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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Louis Calaferte - Page 10 EmptyVen 21 Nov 2014 - 19:11

Je suis déçue...

Requiem des innocents (1952)


Louis Calaferte - Page 10 Requie10

Je ne suis pas la seule à penser que ce Requiem des innocents ne constitue pas un chef d’œuvre et j’ai avec moi une opinion bien placée pour savoir de quoi elle parle.  Louis Calaferte lui-même a écrit : « S’il y a deux livres de moi que j’abomine, ce sont les deux premiers, que je verrais disparaître avec plaisir » (Le spectateur immobile). Requiem des innocents fait évidemment partie de ces deux premiers livres. Essoufflé dès les premières pages, il semble révéler une discorde entre l’état d’esprit de Louis Calafarte au moment de l’écriture et le propos pourtant prometteur de son livre. La misère sociale donne l’impression de devoir se grimer pour constituer un aliment immédiatement disponible, comme si le lecteur ne pouvait pas fournir le travail d’interprétation tout seul.


Au moment-même de l’écriture, Louis Calafarte ne croyait peut-être déjà plus à ce qu’il écrivait ?  L’enfant en lui s’en est allé, il essaie pourtant de le retrouver. Il fabrique une image crédible de sa jeunesse sans que celle-ci ne semble pourtant totalement authentique. La colère re-suscitée donne des coups de poings dans le vide et le sadisme se contemple avec satisfaction, comme un vice rare et bourgeois. L’acte de lecture du Requiem des innocents ne déroge pas à cette position faussement désenchantée.


Louis Calaferte - Page 10 Wyr_kl10

Citation :
« On se bat beaucoup chez les pauvres. Il faut bien passer sur quelqu'un sa fureur, sa rage d'être au monde et d'y rester. Donner des coups n'engageait à rien. En recevoir engageait à les rendre et ainsi de suite. Totor Albadi, affaibli par sa déficience physique et ses tares consanguines, ne pouvait rendre les coups reçus qu'à un chat maigre qu'il avait adopté à cet effet. Sous nos assauts, Victor Albadi pleurait, hurlait, trépignait, saignait, tout ensemble. Les jours de pluie où nous n'avions rien de mieux à faire, nous le rabattions dans un coin désert, le terrain vague de préférence, et nous libérions sur ce déshérité notre inventive cruauté qui ne manquait pas de raffinements. Quand je songe aujourd'hui à quelles souffrances nous soumettions Albadi et d'autres, j'en suis épouvanté. Je pense que rien au monde n'est plus féroce, vicieux, criminel qu'un enfant. »

Trancher dans le vif n'est pas être percutant.


Citation :
« On ne lisait pas chez nous. Ni les revues ni les journaux. On avait assez à faire de vivre. Ça nous prenait tout notre temps. »


*peinture de Laurence Stephen Lowry

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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Louis Calaferte - Page 10 EmptyVen 21 Nov 2014 - 19:25

Constance a écrit:
"Pour le plaisir des yeux", je continue Queenie ...  sourire





Citation :
[...]  Notre igorance de la vie était telle, que nous en étions à croire que boire avec une paille une de ces boissons jaunes ou vertes, le dos calé à un fauteuil de rotin à la terrasse d'un café, symbolisait la réussite. Et plus tard, nous nous crûmes sauvés le jour où nous eûmes assez d'argent pour commander un grand verre à un garçon en veste blanche. Nous réclamions partout des pailles et des grands verres, dans
tous les bistrots. Mais, soudain, le ridicule nous apparut et, comme les pauvres de naissance, nous eûmes honte. Schborn cachait sa peine sous de la colère.

- Quoi que nous fassions, nous serons toujours des pauvres !
Les autres peuvent manger avec un tube, ils seront "décents" - un mot qui l'avait frappé. Nous deux, on reste pauvres jusque dans nos sourires.
Jusque dans nos sourires. C'est ce que les pauvres savent faire le moins bien : sourire. (p.73-74)




Citation :
[...] A longueur de vie, les faibles éprouvent le besoin de se faire pardonner. De tout et de rien. Ils se sentent universellement coupables.
Coupables de n'être qu'eux-mêmes. (p.80)




Citation :
[...]J'ai eu faim et froid, mais je peux dire que cela n'est pas important. L'important c'est la gluante et collante solitude. Te souviens-tu Schborn, de cette époque dangereuse où nos godasses buvaient toute l'eau des rues ? Te souviens-tu que notre désir était de lire et de lire. Ouvrir un de "leurs" livres. savoir, apprendre, comprendre, deviner, découvrir, dénicher la clé du monde. Ca nous tenaillait. La faim aux boyaux nous volions des livres dans les librairies. Nous attendions d'eux de fantastiques révélations. Et d'abord le sens de la vie. (p.95-96)

Je crois que tu avais fait le top 3 des citations Constance (qui s'est envolée).

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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Louis Calaferte - Page 10 EmptyVen 17 Avr 2015 - 9:28

La mécanique des femmes.

Autant j'avais été emballé par Septentrion, même si j'avais trouvé quelques longueurs dans ce long roman, autant celui-ci m'a lassé. Ce n'est pas vraiment un roman d'ailleurs, plutôt une succession interminable de scènes pornographiques, parfois drôles, parfois intéressantes, parfois insignifiantes, souvent creuses.
Je m'attendais à mieux car j'avais lu que si on avait aimé Septentrion il fallait lire La mécanique des femmes, et pour moi les deux sont incomparables. Le second tombe à l'eau, et le style n'est plus au rendez-vous.

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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Louis Calaferte - Page 10 EmptyVen 17 Avr 2015 - 9:32

Je profite du commentaire d'ArturoBandini pour signaler la parution du dernier numéro du Matricule des anges (n°162) avec un dossier sur Calaferte (pas encore lu mais en général je suis rarement déçue) :

Louis Calaferte - Page 10 Couv1610

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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Louis Calaferte - Page 10 EmptyLun 28 Mar 2016 - 6:21

Salutations amis de la plume et du pinceau (on écrit avec c'qu'on a hein).
J'ai effectué inscription, complétion de profil, et entame la rédaction de ce message dans un but bien précis.

Calaferte est un auteur très chouette, je penses qu'on en convient tous :)
Dans le cadre de mes études/travaux sur le communication humaine, je cherche à me procurer les Chants qu'il a écrits et publiés sous le titre Ouroboros. Des ouïe-dires qui m'en sont parvenus, c'est une expérimentation poético-syllabique, imitation éloignée du français écrit, et fondamentalement tournée vers la beauté des sons plutôt que la beauté du sens. Jusque-là j'ai trouvé l'ISBN du livre (2845873239) ainsi que l'éditeur qui a confectionné le susnommé bouquin: les éditions Tarabuste. Je dis L'éditeur au singulier car il n'y en a qu'un qu'il l'ait fait. Ouais... Ça complique un peu la tâche.

Très dur donc de se procurer une copie physique de ce livre. Et impossible d'en trouver ne serait-ce que le moindre extrait en ligne...
Je viens vous voir dans l'espoir non-dissimulé que l'un ou l'une d'entre vous puisses m'apporter son aide ou me conseiller sur la façon dont je pourrais me procurer ce texte... un réseau de passionnés à consulter? une copie virtuelle à attraper au vol? des fournisseurs à contacter?

D'avance merci pour vos réponses ! :cookiemonster:
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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Louis Calaferte - Page 10 EmptyVen 3 Avr 2020 - 9:46

Repassant par là.


Mordicus a écrit:
Queenie a écrit:

Comment je la récupère ma récompense de 10.000 pesos ?


Chaque chose en son temps Pequeña niña.

Tu as une dette envers moi !
Tu comptes la rembourser comment ?!

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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Louis Calaferte - Page 10 Empty

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