Parfum de livres… parfum d’ailleurs
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Parfum de livres… parfum d’ailleurs

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 Edward Yang

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Marie
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Marko
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Marko
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MessageSujet: Edward Yang   Edward Yang EmptyMer 17 Juin 2009 - 18:59

Edward Yang
Edward Yang 070701125748xof891iv0edward-yang--prime-au-festival-de-cannes--le-21-mab

Citation :
Né à Shanghai d'un père confucéen et d'une mère chrétienne, Edward Yang, né Dechang Yang, reçoit grandit à Taïwan. Malgré son amour naissant pour le cinéma et l'art (il confectionne ses propres mangas dès l'âge de dix ans), il met de côté ses aspirations artistiques et décide de se consacrer à une carrière d'ingénieur aux Etats-Unis. Pourtant, la découverte à l'université de Southern California des films de Werner Herzog et Michelangelo Antonioni, puis des grands classiques européens, le bouleverse au point que Yang décide finalement de retourner à Taïwan pour ses consacrer à la réalisation.

Après des débuts à la télévision, il réalise en 1982 son premier court métrage (Desires), avant de participer au film collectif In Our Time, oeuvre qui marque la naissance de la nouvelle vague taïwanaise. Fer de lance de ce mouvement, avec ses compatriotes Hou Hsiao Hsien et Tsai Ming-liang, Edward Yang se distingue par un cinéma urbain, ancré dans la ville, à travers lequel il porte un regard sur l'évolution de la société taïwanaise comme dans Ce jour-là sur la plage (1983), Taipei Story (1985) dans lequel il confie le rôle principal à Hou Hsiao Hsien, Terroristes (1986), Une belle journée d'été (1991), A Confucian Confusion (1994) ou Mahjong (1996).

Salué dans de nombreux festivals à travers le monde, Edward Yang obtient une reconnaissance mondiale en 2000 avec Yi Yi, portrait poétique et doux-amer des membres d'une famille taïwanaise sur plusieurs générations. Salué par le Prix de la Mise en Scène à Cannes, le film sera ensuite récompensé par le Syndicat Français de la Critique, puis à Karlovy Vary, Fribourg, Sarajevo, New York ou Los Angeles. Au moment de sa mort, en juin 2007, le cinéaste travaillait en collaboration avec Jackie Chan au développement de son premier projet à gros bubget, le film d'animation The Wind.


Yi Yi (2000), Prix de la mise en scène à Cannes
Edward Yang Yiyi-lrg

Citation :
A quarante ans, NJ se demande si sa vie n'aurait pas pu etre differente. La rencontre fortuite avec un amour de jeunesse, Sherry, lui donne envie de tout laisser tomber et de repartir de zero. Mais avec une famille a charge, il ne peut realiser ce seduisant projet. Le jour du mariage de son beau-frere, sa belle-mere tombe dans le coma. Pour les enfants de NJ, Ting-Ting et Yang-Yang, parler a leur grand-mere inanimee est une epreuve. NJ decide de partir au Japon, officiellement pour des raisons professionnelles. Il a en fait decide de renouer avec son passe amoureux.

Le film qui a mis en transe tous les critiques à Cannes en 2000 et qui aurait certainement davantage mérité la palme d’or que Dancer in the Dark.

Ami de Hou Hsiao Hsien, Edward Yang partage son intérêt pour la description attentive des relations entre les générations, au sein de la famille ou dans la société. Le regard est plus sociologique et existentiel qu’historique ou politique. Mais là où Hou Hsiao Hsien est contemplatif et abstrait, Edward Yang est plus ancré dans le réel sans oublier pour autant la poésie, l’humour, la tendresse pour tous ses personnages.

Quand on voit Yi Yi on découvre une famille apparemment éloignée de nous mais il y a une telle dimension universelle qu’on se retrouve dans chaque personnage et qu’on a l’impression que c’est toute notre propre vie qui défile sur l’écran. Avec une émotion contenue et pudique qui n’en est que plus intense sans être mièvre et sans exclure les moments plus cruels ou douloureux.

L’hospitalisation en urgence de la grand-mère conduit à ses côtés les membres d’une famille qui se débattent avec leurs problèmes personnels, soucis professionnels, peines de cœur. Chacun est observé avec discrétion et empathie dans les petits détails de leur quotidien et le dérisoire de leurs préoccupations. Il y a un fil conducteur entre chacun et on a le sentiment qu’un subtil réseau de correspondances les réunit comme s’ils ne faisaient qu’un aux différents âges de la vie.

Edward Yang 049178ph5w434hq80 Edward Yang Yiyi02 Edward Yang Yiyi3

Et puis il y a ce fabuleux petit garçon Yang-Yang (pour Edward Yang évidemment), malin comme un singe, qui prend chacun en photo de dos pour trouver « l’autre moitié de la vérité ». Il préfigure le cinéaste de demain qui tente déjà de capter l’essence des choses et du monde, d'observer la nature humaine et ses tourments à défaut de les comprendre. Et le tout avec un calme et une sérénité qui nous apaisent.

Edward Yang Yiyi20 Edward Yang Film339wyiyi

Tout est là, la vie, la mort, la séparation, les désillusions, l’espoir. Rien de plus, mais au lieu d’être ennuyé (malgré ses 2h53) on est subjugué. Yi Yi est traduit en anglais par « a one and a two » qu’on pourra interpréter comme on veut. Le Yin et Yang, la solitude et le lien à l’autre …

Un cinéaste d’autant plus rare qu’il ne nous donnera plus jamais de films…

Hou Hisao Hsien, Tsai Ming Liang, Edward Yang… Taïwan serait-il le berceau des plus grands réalisateurs asiatiques contemporains ?
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MessageSujet: Re: Edward Yang   Edward Yang EmptyMer 17 Juin 2009 - 23:22

Yi-Yi... aime
J'ai vraiment très envie de revoir ce film. J'étais tombée sous son charme mélancolique et tendre.
Je me souviens qu'à la sortie les discussions dans l'entrée du ciné allaient bon train car certains, comme moi, avaient adoré et d'autres avaient trouvé interminables les trois heures de la séance.
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Marko
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MessageSujet: Re: Edward Yang   Edward Yang EmptyJeu 18 Juin 2009 - 0:20

coline a écrit:

Je me souviens qu'à la sortie les discussions dans l'entrée du ciné allaient bon train car certains, comme moi, avaient adoré et d'autres avaient trouvé interminables les trois heures de la séance.

Il fait partie de ces films qui nécessitent d'accepter de prendre le temps de s'imprégner de tous ces détails subtils qui évitent la caricature psychologique et finissent pas dessiner une vie familiale d'une exceptionnelle richesse. Je viens de voir Jaffa et on voit l'écart important qui existe entre ces 2 types de cinéma. Jaffa est plus immédiatement émouvant en surface mais se révèle beaucoup plus stéréotypé et limité dans sa narration. Je comprends qu'on puisse s'ennuyer ferme à Yi Yi comme certains ont pu s'ennuyer aux films d'Antonioni à une époque. La filiation existe d'ailleurs. Mais je suis sensible à cette atmosphère.
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coline
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MessageSujet: Re: Edward Yang   Edward Yang EmptyJeu 18 Juin 2009 - 10:30

Marko a écrit:
coline a écrit:

Je me souviens qu'à la sortie les discussions dans l'entrée du ciné allaient bon train car certains, comme moi, avaient adoré et d'autres avaient trouvé interminables les trois heures de la séance.

Il fait partie de ces films qui nécessitent d'accepter de prendre le temps de s'imprégner de tous ces détails subtils qui évitent la caricature psychologique et finissent pas dessiner une vie familiale d'une exceptionnelle richesse. [...]je suis sensible à cette atmosphère.

et moi aussi...ce qui fait que je n'ai aucun problème avec la lenteur, la durée, les détails de ce genre de film ...tout ce qui en fait, à mes yeux, de pures perles cinématographiques.
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MessageSujet: Re: Edward Yang   Edward Yang EmptyDim 21 Juin 2009 - 9:10

Il y a quelques années je me suis mis un peu par hasard devant la télé, tard le soir, et je suis tombé sur "YI Yi". Après quelques minutes, sinon même seulement de sécondes, il était évident, que là, on était devant un grand, grand film. Je l'ai acheté en DVD plus tard, et je le regarde de temps en temps. Pour moi il est parmi les plus beaux films! Merci à Marko de le présenter et une très forte recommandation à tout le monde.
C'est humain, c'est drôle, c'est sérieux... magnifique!!!
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MessageSujet: Re: Edward Yang   Edward Yang EmptyLun 22 Juin 2009 - 1:27

Citation :
Pour moi il est parmi les plus beaux films!
Oui... vu en salle, j'avais tellement aimé que je l'avais racheté en DVD. Je le cherche en vain depuis 3 jours. C'est le problème, quand j'aime quelque chose, je le donne..
Vite, un divan. laugh
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MessageSujet: Re: Edward Yang   Edward Yang EmptyDim 28 Juin 2009 - 21:40

Yi-Yi

Quelle merveille!! aime

Quel talent a ce réalisateur pour capter la Vie.

A la fois la solitude et le lien. Le lien intergénérationnel qui réunit la famille autour de la grand-mère, des situations qui se font écho entre les différents âges, le lien amoureux, le lien d'amitié, le lien professionnel. Tout ce qui construit, socialise les individus est dans ce film... De l'autre côté, la solitude dans les doutes, le désarroi, le questionnement.

Et puis les étapes d'une vie, l'enfance, l'adolescence, l'âge adulte, la vieillesse, la mort.

Toutes les émotions aussi.

L'individu qui tisse sa propre toile dans un monde complexe, pris entre les différentes instances parfois contradictoires que sont la famille, l'école, le monde professionnel.

C'est profond, humain.

Edward Yang Il-a-p10

De très beaux plans, de la vie urbaine, des lumières de la ville, de reflets sur les vitres ; des plans qui laissent le temps aux personnages de faire, de sentir, de ressentir... bref d'exister.


Merci beaucoup pour cette découverte!


Je peux cercler mon dvd!
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MessageSujet: Re: Edward Yang   Edward Yang EmptyJeu 27 Aoû 2009 - 17:47

Yi Yi

Ben... j'en reste Babate... Ce film ne m'a rien fait, rien. Pas une once d'émotion, ni d'intérêt. A part le gamin, que j'aurais vraiment voulu plus voir, et les ados... Mais tout est filmé de tellement loin... J'ai trouvé tout ça brouillon, emmêlé sans emmêlement ou juste ce qu'il faut pour nous faire dire : ah ouais, bonne idée le côté cyclique... mais bon... bof.

Et pourquoi il filme si souvent à travers des vitres où se reflètent le monde extérieur ?
Et la musique toute pourrite aussi (surtout dans les premières minutes, où j'ai croisé les doigts très fort pour que ça ne perdure pas... heureusement ça finit par se calmer).

J'ai trouvé l'atmosphère distante, pas comme les films japonais où il y a une retenue dans l'image et dans les corps mais une force intérieure prête à exploser (et qui explose par petites touches ou grand éclat), non, YiYi pour moi a été tout plat.

Je ne me l'explique pas. Il a tous les éléments qui font que j'aurais du fondre. Nada.

J'ai même pas trouvé les images belles, intéressantes, troublantes, touchantes...

Rien de rien...
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MessageSujet: Re: Edward Yang   Edward Yang EmptyJeu 27 Aoû 2009 - 20:38

Li sur Yi yi Oh oui oui ouyi! woohoo
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MessageSujet: Re: Edward Yang   Edward Yang EmptyVen 28 Aoû 2009 - 11:15

Queenie a écrit:


Rien de rien...


Ohlala, Queenie, les 3 heures du film ont dû te paraître interrrrrrrminaaaables!!


Bellonzo a écrit:
Li sur Yi yi Oh oui oui ouyi! woohoo


Bellonzo, tu veux dire que tu es intéressé par le dvd?


Dernière édition par Li le Ven 28 Aoû 2009 - 19:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Edward Yang   Edward Yang EmptyVen 28 Aoû 2009 - 11:26

Li a écrit:
Queenie a écrit:


Rien de rien...


Ohlala, Queenie, les 3 heures du film ont dû te paraître interrrrrrrminaaaable!!

Même pas. C'était même pas ennuyeux. C'était tout vide, comme de regarder le temps passer.
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MessageSujet: Re: Edward Yang   Edward Yang EmptyVen 28 Aoû 2009 - 17:37

Queenie a écrit:

Même pas. C'était même pas ennuyeux. C'était tout vide, comme de regarder le temps passer.

Pour être tout à fait objectif (subjectif plutôt) j'aurais pu écrire tout ce que tu as dit sur Yi Yi un peu plus haut. En tout cas la première fois. Je m'étais senti extérieur comme à travers la vitre d'un aquarium et je n'arrivais pas à trouver toute cette force qui rendait les critiques superlatifs. Je voyais les intentions mais je restais de glace. J'avais même du m'endormir un peu. Bref je ne voyais pas le même film que les autres.

Et puis je l'ai revu et il s'est passé un truc étrange difficile à expliquer. Ce rapport au réel tellement distancié, tellement banal en apparence, arrivait à m'atteindre et à prendre du relief jusqu'à l'émotion. Par exemple j'avais trouvé pénibles la première fois ces plans de salle vide après les festivités avec tous ces ballons roses (il faut dire que je ne trouve rien de plus déprimant que les restes d'un mariage, ces espaces bordéliques d'abrutissement après l' euphorie forcée...). Et là ça devenait un pan de vécu, une trace du temps qui passe qui pouvait me rendre mélancolique. Beaucoup de scènes semblent de la même façon montrer le hors champ comme chez Hou Hsiao Hsien. Tout ce que la fiction traditionnelle élude alors que ces plans témoignent de notre passage, de ce qui a déjà disparu au moment il a commencé...

Alors peut-être qu'il fait partie de ces films qu'on investit ou pas en fonction de l'esprit du moment. Mais en tout cas il m'a atteint au moins une fois. Je ne sais pas ce que donnerait une nouvelle vision... Sûrement un nouvel éclairage.
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MessageSujet: Re: Edward Yang   Edward Yang EmptyVen 28 Aoû 2009 - 19:59

Li je voulais dire simplement que j'aime énormément ce film que j'ai vu il y a assez longtemps.L'idée de photographier les nuques est particulièrement délicieuse.
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MessageSujet: Re: Edward Yang   Edward Yang EmptySam 14 Jan 2012 - 18:08

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Très bizarres mélange de vies de trois couples et quelques : un jeune photographe et sa petite amie accro à la lecture, un médecin et sa femme écrivain, une métisse et son petit gangster de copain... une vision et une narration très très éclatée avec une recherche plastique d'instantanés modernes quand même très réussis dans l'ensemble. Un peu trop maniéré des fois mais on ne va pas cracher dans la soupe. Pour les histoires au suspens et hésitations incertaines et qui font l'effet d'une berceuse alors que c'est tendu (quoique ?) derrière des apparences lisses, c'est difficile de dire ce qui se passe... quand je suis revenu à la conscience (j'ai plongé une demie heure je crois bien) on arrive à un effet de retour, recommencement qui en fait ne se fait pas. Pareil mais différent. Et avec des moments de possibilités alternatives qui ont l'air d'avoir lieu. L'objet est le couple et le retour, recommencement, et l'habitude. D'où les images et les ressemblances disséminées. Énigmatique et un peu opaque, juste un peu gênant dans l'affectation parfois. Plutôt beau quand même...

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