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 James Lee Burke

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Marie
Zen littéraire
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MessageSujet: James Lee Burke   Dim 8 Mai 2011 - 3:02


Citation :
Une longue, une très longue attente. Des années pour tout dire, avant de gagner enfin le titre de "révélation" du polar des années 1980 et de décrocher le surnom de "Faulkner du roman criminel". James Lee Burke s’est obstiné, ne s’est jamais découragé, et la reconnaissance récompense enfin aujourd’hui un énorme talent. Il était temps. James Lee Burke est né le 12 décembre 1936 à Houston, Texas. Etudes dans des écoles catholiques, puis diplômes de littérature anglaise et de journalisme à l’Université de Louisiane, donc un parcours apparemment évident. Sauf que pas du tout. Pour gagner sa vie, Burke accumule les boulots : il travaille comme son père sur des plates-formes pétrolières, pose des câbles sous-marins, devient éducateur social à Los Angeles, enseigne un temps dans différents collèges, écrit quelques articles pour un canard de Louisiane, bosse aux services des Eaux et forêts au Kentucky. Une constante dans tout cela : son désir d’écrire. A 19 ans, il sort ses premières nouvelles. Il met trois ans à écrire son premier roman, Half of Paradise, publié en 1965. Deux autres suivent, mais se vendent plutôt mal, et la désillusion arrive avec Le Boogie des rêves perdus, que Burke s’escrime à proposer aux éditeurs. En vain. Avec le recul, le bonhomme peut plaisanter sur ce roman refusé plus d’une centaine de fois. Un record à New York selon lui. Burke doit patienter jusqu’en 1978 avant de caser son manuscrit. De quoi se ronger les sangs, et se consoler souvent au goulot. Burke et l’alcool, une histoire d’amour-haine qui devait traîner longtemps. Si Burke se noie le gosier, sa plume reste sèche pendant des années. Il décroche enfin la timbale en 1986, avec la première aventure de son héros David Robicheaux, vétéran du Vietnam déglingué par la bibine, lieutenant de police démissionnaire (il ne supporte pas la corruption qui vérole le monde des flics) dès le premier roman : La Pluie de néon. C’est parti pour onze histoires de Robicheaux, qui tirent leurs forces de la description d’une Louisiane décadente tout autant que des obsessions du personnage principal. Avec Robicheaux, Burke se fait enfin une place au soleil. Prisonniers du ciel (1988) connaît une adaptation cinématographique avec Alec Baldwin dans le rôle de Robicheaux, l’acteur ayant acheté les droits de deux autres romans. Burke entame également en 1997 une nouvelle série avec le personnage de Billy Bob Holland, ancien Texas ranger. La critique salue par deux fois l’excellence de l’auteur, qui obtient l’Edgar du meilleur roman policier (la plus haute récompense du genre aux Etats-Unis : en 1990 pour Black Cherry Blues (Robicheaux) et en 1997 pour La Rose de Cimarron (Holland). Aujourd’hui, Burke, marié et père de quatre enfants, partage sa vie entre Missoula dans le Montana et New Iberia en Louisiane.

Ses principaux ouvrages sont : La Pluie de néon, Prisonniers du ciel, Black Cherry Blues, Dixie City, Dans la brume électrique avec les morts confédérés.


Emprunté, merci, au site A l'ombre du polar.

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Marie
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MessageSujet: Re: James Lee Burke   Dim 8 Mai 2011 - 3:52


Dans la brume électrique avec les morts confédérés
traduit de l'anglais ( Etats-Unis) par Freddy Michalski
Rivages/Noir

J'aime les polars, les héros récurrents et la Louisiane. Et pourtant, je n'avais jamais lu James Lee Burke, dont il me semble, Bix ( ou?) a déjà parlé. Essentiellement à cause du problème de traduction , la langue parlée en Louisiane est très particulière et certains dialogues, traduits en français, rendent très mal. C'est le cas dans ce roman aussi, qu'il vaut sans doute mieux lire en anglais, mais ce n'est finalement pas très gênant sur la longueur.

Présentation de l'éditeur:


Citation :
Une équipe de cinéma s'est installée à New Iberia pour y tourner un film épique sur la guerre de Sécession, avec la star hollywoodienne Elrod Sykes. Arrêté par Dave Robicheaux pour conduite en état d'ivresse, l'acteur affirme au policier qu'il a vu, pendant le tournage d'une scène dans un marais, le corps momifié d'un noir enchaîné. Dave est tenté de croire à ce récit invraisemblable car, trente cinq ans plus tôt, il a été le témoin impuissant de l'assassinat d'un homme de couleur par deux Blancs. Le corps n'avait jamais été retrouvé. Le shérif se moque bien d'un crime vieux de trente cinq ans, mais lorsque Dave se retrouve devant le squelette de la victime, il comprend que le souvenir de ce meurtre n'a cessé de le hanter... En fait, il comprend peu à peu que la guerre de Sécession ne s'est jamais arrêtée et que la bataille de New Iberia continue. Avec une rare violence.

Elle me permet, en la relisant, de me rappeler l'histoire elle-même, car l'histoire , dans les polars, est souvent très vite oubliée . Ce qui reste, c'est l'ambiance, les lieux, les temps, et les personnages. Tout est déjà dans le titre, la brume des bayous, l'électricité des phénomènes climatiques violents qui dévastent tout. Et ces soldats confédérés, dont Tavernier a supprimé l'évocation dans le titre de son adaptation, mais uniquement dans le titre, heureusement, car cette histoire de général fantôme, John Bell Hood , mort de la fièvre jaune e, 1879 à La Nouvelle Orléans, qui revient constamment rappeler qu'il faut s'efforcer de lutter contre les dérives de l'Histoire, est absolument fabuleuse. Restent un acteur fêlé qui découvre un noir lynché des années auparavant sous les yeux de Robicheaux, des mafieux en tous genres, un psychopathe qui tue des jeunes femmes, des odeurs d'humidité et de pourriture, et une nature qui ne pardonne pas grand chose.
Excellent livre noir, je vais essayer de remonter dans le passé de Dave Robicheaux!

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darkanny
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MessageSujet: Re: James Lee Burke   Dim 8 Mai 2011 - 9:20

Merci Marie je le note celui-là.
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kenavo
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MessageSujet: Re: James Lee Burke   Dim 8 Mai 2011 - 9:58

un livre de cet auteur se trouve même dans ma PAL Cool
(cadeau de mon libraire)


Et Bertrand Tavernier a fait un film de son roman "In the electric Mist"/"Dans la brume électrique" avec Tommy Lee Jones en Robicheaux Wink

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darkanny
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MessageSujet: Re: James Lee Burke   Dim 8 Mai 2011 - 10:24

kenavo a écrit:


Et Bertrand Tavernier a fait un film de son roman "In the electric Mist"/"Dans la brume électrique" avec Tommy Lee Jones en Robicheaux Wink

Récent ?
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kenavo
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MessageSujet: Re: James Lee Burke   Dim 8 Mai 2011 - 10:48

darkanny a écrit:
kenavo a écrit:


Et Bertrand Tavernier a fait un film de son roman "In the electric Mist"/"Dans la brume électrique" avec Tommy Lee Jones en Robicheaux Wink

Récent ?
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domreader
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MessageSujet: Re: James Lee Burke   Dim 8 Mai 2011 - 11:51

Ohh, Marie, il me tarde vraiment de le découvrir celui-là !! J'ai vraiment l'impression d'être passée à côté de quelque chose !

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bix229
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MessageSujet: Re: James Lee Burke   Dim 8 Mai 2011 - 15:42

J' aime beaucoup James Lee Burke et depuis longtemps.
Et mince alors ! Je n' ai pas trouvé son fil et j' ai paré du dernier livre de lui que j' ai lu sur fil Polars.

Pour ceux qui commenceraient à le lire, je leur conseillerai de lire ses premiers livres :
Prisonniers du ciel, Black cherry blues, Une saison pour la peur où l' on fiat la connaissance de
Dave Robichaux et de sa famille.
Bitteroot, que je viens de lire, se passe dans le Montana, avec un nouveau personnage,
un avocat... Je suppose que Burke, comme Mankell ou Crumley, avait besoin de se séparer de son détective et de quitter sa Louisiane.
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Marie
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MessageSujet: Re: James Lee Burke   Lun 9 Mai 2011 - 1:40

Citation :
Et mince alors ! Je n' ai pas trouvé son fil et j' ai paré du dernier livre de lui que j' ai lu sur fil Polars.
Et bien voilà, je savais bien que tu en avais parlé, et pourtant j'ai cherché. Mais pas assez!

J'avais beaucoup aimé le film, darkanny , mais, en fait, il y a eu deux films! Un pour les américains ( sorti uniquement en DVD) et un pour le reste du monde...

Citation :
Interprété par Tommy Lee Jones, l'inspecteur Dave Robicheaux est assis dans un bar et se présente d'emblée comme un alcoolique. "Parfois, j'ai envie de boire un verre. Mais je résiste toujours à la tentation." Tel est le début de Dans la brume électrique, de Bertrand Tavernier... dans sa version américaine.

La version qui sort dans les salles françaises, mercredi 15 avril, commence autrement : par un long travelling sur les bayous de Louisiane couverts de brume, au son de la voix off de l'enquêteur : "Dans les temps anciens, les gens mettaient des pierres sur la tête des mourants..." Ce monologue, qui se poursuit lors de la découverte d'un cadavre, évoque encore le rêve d'"une louve au sommet d'un arbre qui mangeait ses petits", et plus tard la disparition des chauves-souris de la région, "bouffées par les moustiques". Autre exemple de cette différence de perception artistique, une scène où l'on découvre un camp de confédérés : son direct, avec bruits de crapauds-buffles et musique dans la version française ; soldats bruités, avec cris et scie dans celle américaine.
...Le film qui sortira en France est rythmé par une voix off qui le rend plus grave. Tavernier y tenait, tout comme à cet éclatement temporel qui fait constamment surgir dans le récit des assauts de mémoire. A ces strophes douloureuses, panthéistes, les Américains préfèrent des plans rabâchés : un extérieur du bureau du shérif, une arrivée de voiture.
....La tension culminera lors du montage. Tavernier conteste le travail qu'il juge plan-plan de Roberto Silvi - "Avec lui je m'ennuyais" - et revient en France finir le film comme il l'entend. En solitaire : tant que l'imbroglio juridique n'était pas réglé, il lui était interdit d'entrer en relation avec Marco Beltrami, le compositeur de la musique. Il a dû engager le monteur Thierry Derocles et faire une rallonge de budget, s'endettant de 400 000 euros. TF1 n'a mis la main à la poche que pour lui accorder 10 % sur les ventes aux télévisions.

La version de Dans la brume électrique revendiquée par Tavernier est-elle trop longue, trop littéraire, pour le public américain ? Ce n'est pas ce que pense Dave Kehr, le critique du New York Times, qui regrette de ne pas retrouver la patte du cinéaste dans la version américaine, "ni sa vibration intime, son sens de l'espace, sa profondeur morale. La version qu'on nous impose est dépouillée de tout ce qui aurait pu rendre le film vivant"

Le Monde 11/04/2009

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bix229
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MessageSujet: Re: James Lee Burke   Mer 6 Juil 2011 - 18:04

James Lee Burke : La Nuit la plus longue. - Rivages-Thriller

En aout 2 005, l' ouragan Katrina épluche le sud de la Louisiane et la transforme en chaos.
La Nouvelle Orléans vit en était de guerre, les pillards en profitant pour vider les maisons abandonnées.
Des milices s' organisent, la violence est partout...
C' est dans ce monde de cauchemar que Dave Robicheaux débarque pour élucider la mort de deux jeunes noirs dans le quartier blanc.
Crime raciste, règlement de comptes ou bévue de gamins maladroits ? A travers cette intrigue minimale,
JLB dresse le portrait d' un pays en pleine apocalypse. Il réussit un grand roman tragique et enragé...
"La Nouvelle Orleans était une chanson sous les vagues. Parfois dans mes reves je vois une ville engloutie" écrit-il à la fin de ce livre magnifique sur un pays déchiré.

Critique de Christine Ferniot, Télérama, n° 3 208

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Exini
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MessageSujet: Re: James Lee Burke   Lun 17 Oct 2011 - 19:25

@ Marie : Voilà pourquoi je n'a pas apprécié "Dans la brume électrique" ! Je l'ai vu en DVD (pourtant en français) ! J'étais étonné aussi de ne pas apprécier un film de Tavernier s'inspirant d'un polar de James Lee Burke ... Mais sais-tu s'il existe un DVD de la version française ?
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Arabella
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MessageSujet: Re: James Lee Burke   Dim 30 Oct 2011 - 21:17

Sunset Limited


Nous sommes en Louisiane, un atroce meurtre commis il y a de nombreuses années hante encore les consciences, surtout celles des deux enfants de la victime. Ils reviennent sur les lieux du crime, à l’occasion du tournage d’un film, des dangereux tueurs rôdent aux alentours, et la police fédérale s’en mêle.

Je pense être tout simplement complètement hermétique au roman noir, ou à James Lee Burke. J’ai vraiment peiné pour finir ce livre. Rien ne m’a accroché, ni l’écriture, ni le contexte qui me semblait charrier tous les poncifs, le Ku Klux Klan, la maffia chinoise, le racisme, l’impunité totale des riches, la corruption généralisée…Et l’intrigue m’a semblée confuse au possible, et de toute façon je me fichait éperdument de savoir ce qui s’est passé, compte tenu que tous les personnages me paraissaient totalement sans intérêt, des pures personnages de papier et non de chair et de sang.

Je sais que cet auteur a de nombreux fans, ses livres doivent présenter un certain intérêt, mais pour ma part je suis restée complètement à l’extérieur.

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MessageSujet: Re: James Lee Burke   Mer 22 Fév 2012 - 10:55

Black cherry blues

"Sous le territoire indiens des pieds noirs se trouvent des réserves de gaz naturel que l'on estime à plusieurs millions de dollars. La compagnie de forage, qui les convoite, n'hésite pas à éliminer les militants indiens qui se dressent contre elle. en voulant aider un de ses amis impliqué dans l'affaire, Dave Robicheaux se trouve pris dans un tourbillon de violence et n'a pour soutien que "le peuple de l'eau" et "les voix qui parlent sous la pluie", celles de sa femme assassinée et de son père déchiqueté dans une explosion.
Black Cherry Blues a remporté le Grand Prix de la Littérature Policière 1992, ainsi que le prix Mystère de la critique."

Il s'agit du premier roman de cet auteur que je lis.
Bien qu'au départ, je ne sois pas vraiment attirée par le roman noir et ses personnages évoluant souvent entre ratage et désespoir, j'ai été touchée par l'humanité de Dave Robicheaux et sa complexité. L'autre personnage principal de ce roman est la Louisiane, son langage, sa cuisine, un personnage à part entière !
Ex-flic, ex-alcoolique, profondément catholique, Dave se retrouve malgré lui entraîné dans des complications qui ne le regardaient pas au départ, mais il ne peut refuser d'aider un ancien ami qui a besoin d'aide. J'ai trouvé l'intrigue un petit peu embrouillée, mais j'ai été portée jusqu'à la fin de l'histoire par les personnages. Et j'ai été heureusement surprise de trouver dans ce style de roman un ex-flic qui soit capable d'admirer les jeux du soleil et des feuilles d'arbre sur le visage d'une petite fille.
Bref, ce n'est pas vraiment mon univers, mais l'auteur est si bon que je vais me laisser tenter à parcourir d'autres romans de lui.

Quelques extraits :

"J'avais visité ou traversé plus d'une réserve indienne ; aucune ne m'avait laissé le souvenir d'endroit agréable. Celle-ci ne faisait pas exception. Ernest Hemingway a écrit un jour qu'il n'est de pire destin pour un peuple que de perdre une guerre. S'il s'en trouve d'aucuns parmi ses lecteurs à être en désaccord avec lui, il leur suffirait de visiter un de ces lieux où le gouvernement des Etats-Unis a placé ses habitants d'origine. Nous leur avons pris tout ce qu'ils possédaient pour leur offrir en retour la variole, le whisky, l'assistanat organisé, les internats fédéraux et les pénitenciers. "

"Les hommes de l'espèce de Charlie Dodds font quant à eux bande à part, une bande très spéciale peut-être. Je ne pense pas qu'il y en ait beaucoup comme lui. Mais ils sont en nombre suffisant, peut-être pour nous faire souvenir que tous les êtres humains ne sont pas récupérables ou leur comportement explicable. Le geôlier qui les garde dans leur cellule de sécurité maximale, à double tour, qui leur enchaîne les chevilles, la taille et les poignets lorsqu'on les déplace ne serait-ce que d'une courte distance dans l'enceinte de la prison, sait, il sait et apprécie d'eux à sa juste valeur ce quelque chose que tout le reste d'entre nous ignore."

"J'ai toujours attaché de l'importance à l'opinion de certaines personnes. Pour la plupart, des nonnes, des prêtres, des frères catholiques et des professeurs. Lorsque j'étais enfant, ceux parmi eux qui étaient bons me disaient que j'étais bien. Se trouvaient aussi dans ce groupe de personnes des êtres ineptes et malheureux d'être ce qu'ils étaient, des êtres cruels qui prenaient plaisir à inculquer aux enfants des sentiments de culpabilité. Mais les bons me disaient que j'étais bien. Aujourd'hui adulte, je continue à croire que nous devenons ce que nous voyons se refléter dans le regard des autres ; il est par conséquent important que quelqu'un nous dise que nous sommes bien."
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MessageSujet: Re: James Lee Burke   Dim 23 Déc 2012 - 16:53

Black Cherry Blues
James Lee Burke


En voulant aider un vieil ami, Dave Robicheaux se retrouve mêlé à une histoire mafieuse qui le dépasse vraiment sur fond de territoires indiens achetés parce qu’ils recèlent des gisements de gaz. L’ex-flic de la Nouvelle Orléans vient de perdre sa femme qui a été assassinée, il a adopté une petite fille orpheline, et est sevré d’alcool depuis un an grâce aux alcooliques anonymes. Un homme solide mais fragilisé qui devra faire face à de vrais méchants psychopathes.

James Lee Burke m’a laissée sur le bord du chemin, je ne suis pas parvenue à rentrer dans son univers et l’enquête poussive de Dave Robicheaux y a sûrement été pour quelque chose. D’autre part je trouve que l’ambiance du bayou, de la Louisiane est bien mal rendue, ce qui est dommage car cela aurait constitué le principal attrait du roman. On en respire juste quelques bouffées à la toute fin du roman, sinon cela aurait pu se passer n’importe où. J’en lirai peut-être un autre pour confirmer mon impression, on verra.

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MessageSujet: Re: James Lee Burke   Lun 2 Sep 2013 - 19:54

Exini a écrit:



@ Marie : Voilà pourquoi je n'a pas apprécié "Dans la brume électrique" ! Je l'ai vu en DVD (pourtant en français) ! J'étais étonné aussi de ne pas apprécier un film de Tavernier s'inspirant d'un polar de James Lee Burke ... Mais sais-tu s'il existe un DVD de la version française ?
Exini, vraiment désolée, je n'avais pas vu ton message! Combien d'années de retard? Embarassed
Je l'avais vu en salle donc le DVD, je ne sais pas, mais je suppose et j'espère  que les DVD français donnent la version exacte de Tavernier.

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