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 Philippe Claudel

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Madame B.
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Jeu 30 Mai 2013 - 11:27

Harelde a écrit:
Ma LAL s'alourdit !
rire

meuhhhhh non, c'est un tout petit livre. dentsblanches


Kannskia a écrit:
Strike ! Bravo Madame B. rire


rire
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coline
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Lun 3 Juin 2013 - 19:39

coline a écrit:
mimi54 a écrit:
Le bruit des trousseaux

Je vais le lire ce livre...
Le sujet m'intéresse. J'ai aussi ma petite expérience en ces lieux...Des ateliers d'écriture et lecture à voix haute-jeu théâtral dans une centrale. Sur trois années. Des moments forts qui ont bousculé beaucoup de mes a priori et changé mon regard. Je les revis en pensée très souvent. Et je n'oublierai pas ceux que j'ai rencontrés.

Le bruit des trousseaux

mimi54 a écrit:
Distanciation

Madame B. a écrit:
Une écriture sèche comme une porte qui claque.


« Sur le trottoir la première fois où je suis sorti de la prison, je n’ai pas pu marcher immédiatement. Je suis resté là quelques minutes, immobile. Je me disais que, si je le voulais, je pouvais aller à gauche, ou bien à droite, ou encore tout droit, et que personne n’y trouverait rien à redire. […]J’ai compris à ce moment que j’avais vécu jusqu’alors dans la jouissance d’une liberté dont j’ignorais l’étendue. »
Philippe Claudel : Le bruit des rousseaux


Je l’ai lu moi aussi et, sans la contester, j’ai été assez frappée de la sécheresse du propos.
Je cherche même une explication. Ce texte n’a pas vraiment de qualités littéraires. Il vaut par contre pour le témoignage.
On dirait un inventaire de faits sur lesquels l’auteur s’attache à garder la neutralité. Sans compassion ni jugement.
Une lassitude peut-être devant leur répétition au bout de nombreuses années à se rendre quotidiennement à la maison d’arrêt pour y donner des cours ?
Une sensibilité à s’en souvenir dont Philippe Claudel se défierait ?

Je ne sais pas si ce livre retient votre attention pour son sujet, ou parce que l’auteur en est Philippe Claudel.

Pour avoir exercé sur trois années une activité en maison centrale avec quelques détenus volontaires (théâtre, lecture à voix haute, écriture, pas à les diriger seulement, en travail avec eux), je dois dire que je me sens plus proche du texte d’ Annie Leclerc, L’enfant le prisonnier. Son expérience est aussi plus proche de la mienne. Alors je vous le conseille vivement si ce sujet vous intéresse.
Voir le fil :
Annie Leclerc


« Expulsée sur le trottoir, rue de la Santé. Alors le choc de la lourde porte dans le dos. C’est à cet instant que ça commence. L’incommensurable.
[…]
La porte a claqué derrière elle, la poussant au-dehors comme miette tombée d’un gant retourné.
Ne pas chercher d’autre mot que brutal pour qualifier les portes carcérales, s’ouvrant, se fermant, ou tout simplement closes. La plus brutale ayant toujours été pour elle celle qui rejette au-dehors, parmi le tout-venant.
L’instant est plus grand que l’instant.
Le souffle égaré en trop d’immensité, titubant sur les larges pavés mal jointés de la rue de la Santé, écrasée par la hauteur accablante du mur d’enceinte, elle s’accroche à son petit cartable pour ne pas tomber à genoux, là, éblouie, désespérée, aveuglée de larmes, en une reddition définitive.
Il faut le temps de rendre grâce à on-ne-sait-qui d’avoir été conduite là où on n’aurait jamais pensé se rendre soi-même.
[…]
Que je meure si jamais j’oublie de penser à vous. Tel fut le serment. »

Annie Leclerc : L’enfant le prisonnier

La relecture de ces lignes me bouleverse encore. Tellement proches de mon propre vécu !
Et je me souviens d’une discussion avec la comédienne avec laquelle j’intervenais. Alors nous nous disions que pour « tenir la distance, il nous faudrait la garder »...
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Heyoka
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Dim 4 Aoû 2013 - 14:39


Citation :
Pendant onze années, chaque semaine, Philippe Claudel est allé donner des cours de français en prison, à des hommes et des femmes, jugés ou en attente de l'être, qui avaient commis des actes plus ou moins graves. Quelques mois après avoir cessé ces visites, il a pris conscience que ce lieu l'habitait toujours et pesait sur sa vie. Ni le roman ni le récit, dans leur fluidité, n'auraient su mettre en lumière ce qui est de l'ordre du morcellement et de la rupture. Car la prison fragmente la vie, la découpe selon l'espace et le temps, la retranche, l'ampute. De courts textes sont nés. Des scènes s'articulant les unes aux autres. Un puzzle s'est dessiné, qui peut se lire aussi et surtout comme une tentative de rendre compte d'un lieu qui n'en est pas un, d'un lieu que l'on masque toujours derrière des portes scellées. Un lieu qui nous hante malgré tout, et où la plupart d'entre nous n'entrent jamais.

Je me rends compte que le résumé retranscrit parfaitement mon ressenti. Je pourrais presque ne poster que ça en guise de commentaire. Mais bon, je vais me fendre d'un petit développement tout de même.


coline a écrit:
Ce texte n’a pas vraiment de qualités littéraires. Il vaut par contre pour le témoignage. On dirait un inventaire de faits sur lesquels l’auteur s’attache à garder la neutralité.
C'est vrai, l'écriture en elle-même n'est pas éblouissante, elle est simple, sans artifice, quelconque. On dirait vraiment un état des lieux de l'univers carcéral ou un journal intime dans lequel ont été consignés des faits sans lien les uns avec les autres, comme pour ne pas les oublier ou pour les faire sortir de sa tête.


zazy a écrit:
Il ne porte aucun jugement dans ces scènes quotidiennes et ordinaires de l’univers carcéral vu des 2 côtés des barreaux.
Oui et il a également su éviter l'écueil du manichéisme qui, dans un tel contexte, aurait pu rapidement irriter le lecteur. Il ne dédouane pas les détenus des actes qui les ont menés en prison, de même qu'il ne peint pas un tableau tout blanc ou tout noir des gardiens de la prison. La qualité du témoignage réside dans ses nuances de gris mais le constat n'en est pas moins désolant...


Madame B. a écrit:
Claudel réussit à nous émouvoir sans pathos (à partir de son expérience de prof intervenant en prison), à nous faire réfléchir sans grands discours.
C'est réussi, en effet. La distanciation et l’absence de pathos n'empêchent ni la réflexion, ni une grande humanité.


Madame B. a écrit:
N'hésite pas. C'est vite lu mais cela marque l'esprit.
Je confirme !

Merci pour la découverte. Wink

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coline
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Dim 4 Aoû 2013 - 14:46

Heyoka a écrit:

Je me rends compte que le résumé retranscrit parfaitement mon ressenti. Je pourrais presque ne poster que ça en guise de commentaire. Mais bon, je vais me fendre d'un petit développement tout de même.

Razz 
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Heyoka
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Dim 4 Aoû 2013 - 14:56

coline a écrit:
Heyoka a écrit:
Je me rends compte que le résumé retranscrit parfaitement mon ressenti. Je pourrais presque ne poster que ça en guise de commentaire. Mais bon, je vais me fendre d'un petit développement tout de même.
Razz 
Genre l'effort surhumain ! C'est pas ma faute, c'est l'été, je me transforme en immonde flan sans volonté. rire

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mimi54
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Lun 12 Aoû 2013 - 20:59


Barrio Flores, Philippe Claudel et Jean-Michel Marchetti (photographies)
Editions de la Dragonne, 2000
98 pages

4ème de couverture :

Citation :
« La pluie dévalait sur les tôles et les affiches de notre taudis. On voyait sur l’une d’elle le visage déchiré d’une actrice américaine, Linda Sontherbird, déguisée en gitane pour les besoins d’un film, Folies d’amour. Ses yeux étaient bordés de noir, les cils courbés caressaient la peau de ses joues et à la place de ses lèvres, Pepe Andillano avait ménagé une sorte de petite fenêtre où l’on pouvait apercevoir les grilles du port et les proues des cargos.
Dis Pepe, quand est-ce qu’on partira dans la bouche de Linda pour faire le tour du monde ? Demandai-je sans cesse en écoutant le chant des sirènes et des oiseaux.
»

« Dans le barrio Flores, on ne savait pas écrire. L’école n’existait pas ; ou plutôt si mais il n’y en avait qu’une, sans maîtres, à ciel ouvert, toujours pleine de centaines d’élèves dissipés qui ne jamais ne la quittaient car ses leçons étaient sans fin : cette école c’était la rue, qui apprend toutes les choses, , bonnes ou mauvaises, la vie et la mort, les sourires et les larmes. »

Les courts ouvrages de Philippe Claudel ont la particularité d’être particulièrement soignés ; tant sur le plan du contenu que du contenant.
Après le café de l’Excelsior, Quartier, Barrio Flores est le troisième petit bijou paru chez cet éditeur nanciéen.
Philippe Claudel s’associe pour la seconde fois avec le photographe Jean-Michel Marchetti dont les clichés accompagnent sans ostentation les instants de vie du Barrio Flores, quartier aux allures de bidonville de Cuba. Ces chroniques sont autant de clichés empreints d’une infinie tendresse pour ses habitants dont la misère ne parvient à atteindre ni la bonne humeur, ni la débrouillardise.
Sous la plume de « petite musique », un gamin espiègle au doux nom de Juanito, nous faisons connaissance avec ces oubliés, ces petits, les sans noms, "les pas grand-chose"  des favelas, ces petites gens qui pourraient tout autant être ceux à nos porte que l’on ne voit plus.
Dans cette atmosphère nostalgique, la vie, l’amour, les sourires ne sont jamais bien loin.
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Cassiopée
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Sam 17 Aoû 2013 - 21:11

Quelques uns des cent regrets

Citation :
« Il a fallu que ma mère meure, que ma mère meure loin de moi, …., pour que, malgré moi, j’emprunte de nouveau les chemins d’autrefois. »
Ciselée et délicate, emplie de poésie à mots choisis, l’écriture de Philippe Claudel nous livre un texte plein de pudeur contenue et de tendresse.
Nous cheminons aux côtés du personnage principal, doucement, avançons, reculons, observons avec lui… Nous « écoutons » ses pensées, ses remords, ses regrets, découvrons le pan de sa vie qui a échappé à sa mère et qu’il nous livre…

C’est un très bel ouvrage qui fait réfléchir sur le chemin parcouru, sur la relation aux parents, sur les non dits, ces secrets qui une fois dévoilés, ne rendent pas forcément heureux, celui ou celle qui sait maintenant…
Vaut-il mieux se taire, oublier ce qui a été et vivre avec ?
Philippe Claudel n’apporte pas dé réponse mais son roman accompagne à merveille nos propres émotions. Il sait manier la langue française avec brio pour en tirer la substantifique moelle et nous permettre d’aiguiser nos sensations…
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topocl
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Jeu 14 Juil 2016 - 9:42

L'arbre du Pays Toraja




Bien qu'y ayant trouvé pas mal de défauts j'ai finalement assez aimé ce livre.

Le narrateur, cinquantenaire qui lit des livres,  fait des films, fréquente des acteurs connus, et adore l'alpinisme, est assez proche de Philippe Claudel. Approchant de la cinquantaine, se questionnant sur la vieillesse, la maladie et la déchéance des corps, il est écartelé entre la mort, (son grand ami Eugène, inspiré de Jean-Marc Roberts dit la presse, est mort d'un cancer) et la vie (il a une liaison avec une jeune femme, beaucoup plus jeune que lui, lumineuse évidemment), et cette introspection se nourrit de son appétence culturelle et d'une réflexion sur la création.

Il y avait là beaucoup d'ingrédients pour me plaire car j'adore les scènes d' enterrement (dans les romans), et j'aime aussi bien (dans les romans) les cinquantenaires nombrilistes et pleurnicheurs. Il y a des personnages magnifiques, incarnant une superbe histoire d'amitié, et une relation curieuse et réjouissante avec Florence son ex-femme.  Si globalement l'élément scénaristique est maigre, c'est de peu d’importance, car d'une part il y a des ressorts pleins d' intelligence maline tout au fil du récit (l'immeuble qui ressemble à Fenêtre sur cour, la rencontre avec Kundera, le personnage de Michel Piccoli et d'autres)… Enfin Philippe Claudel a vraiment une prose magnifique, poétique, parfois à la limite du lyrique, je me suis laissée emporter par son écriture.

Par contre… Il y a un petit côté démonstratif, dans l'accumulation des rencontres du narrateur avec la mort et la déchéance des corps.  Les réflexions existentielles sont, surtout dans la première partie, parfois un peu pontifiantes, avec trop de généralités bien pensantes  (la Vie/la Mort, l'Orient/ l'Occident)... susceptibles d'être notées par les adolescentes dans leur carnet de citations. L'intrigue avec la jeune femme, quoique pimentée par la relation architecturale entre les deux appartements, est d'une banalité confondante (mais , me direz-vous n'est ce pas le cas de la plupart des liaisons entre un cinquantenaire et  une jeune trentenaire, dans la vie comme dans les romans).

Enfin on a droit à  l'inévitable scène « bonne conscience de l'auteur » avec le bateau de réfugiés en Méditerranée, certes présenté avec un point de vue assez original de réflexion sur le rôle de l'image,  mais qui, au final, n'a pas grand-chose à voir avec la choucroute (tellement incongrue que le narrateur tombe sur cette scène à la télévision, une télévision que dit-il, il n'a pas allumée depuis des années… quel curieux hasard.). D'ailleurs le narrateur lui-même a la notion que c'était totalement annexe dans sa petite histoire d'observation personnelle puisque : « La nuit suivante, je ne suis pas parvenu à dormir. »… Et puis… on n'en parle plus.

Enfin, sans spoiler, tout cela « finit bien », et, je dois dire que j'attendais un peu mieux que ça : ah, oui, la Vie reprend le dessus.

Après avoir dit tout cela,  je garde quand même une assez bonne impression, tout en gardant un regret pour le chef-d'oeuvre à côté duquel Philippe Claudel est passé (et nous avec).
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Ven 15 Juil 2016 - 10:09

tu veux dire qu'il s'embourgeoise Claudel ou qu'il vieillit ??

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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Ven 15 Juil 2016 - 11:35

shanidar a écrit:
tu veux dire qu'il s'embourgeoise Claudel ou qu'il vieillit ??
Very Happy

topocl,
ton commentaire me donne très envie de lire ce roman.
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Ven 15 Juil 2016 - 12:49

shanidar a écrit:
tu veux dire qu'il s'embourgeoise Claudel ou qu'il vieillit ??

Oui, il vieillit c'est l'un des thèmes: le vieillissement, le corps qui se perd, la mort, et une jeune femme qui vous redonn droit à un petit bout d'illusion.

Quant à s'embourgeoiser??? Peut-tu m'expliquer mieux?
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Ven 15 Juil 2016 - 14:04

topocl a écrit:
shanidar a écrit:
tu veux dire qu'il s'embourgeoise Claudel ou qu'il vieillit ??

Oui, il vieillit c'est l'un des thèmes: le vieillissement, le corps qui se perd, la mort, et une jeune femme qui vous redonn droit à un petit bout d'illusion.

Quant à s'embourgeoiser??? Peut-tu m'expliquer mieux?

c'est le côté pontifiant qui me fait penser à une forme d'embourgeoisement, je n'ai lu que trois livres de Claudel qui sans être des brûlots étaient à leur manière des réflexions sur ceux qui détiennent le pouvoir (Les âmes grises) ou sur ceux que l'on pourrait appeler de 'pauvres gens' (Le rapport de Brodeck et La petite fille de Monsieur Linh) et puis sur les trois il y avait toujours à la fin un rebondissement assez fortiche, inattendu qui obligeait le lecteur à relire le texte différemment, ce qui ne semble pas être le cas ici.

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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Ven 15 Juil 2016 - 17:11

Oui, je vois; En fait là il est dans l'autofiction, ce qui est nouveau pour lui (enfin d'après ce que j'ai lu avant).
Son questionnement est donc plus introspectif parfois le  nombrilisme est à deux  pas.
S'il s'embourgeoise, c'est plus dans le sens que cette attitude est un peu bobo…
Et quand je dis pontifiant en fait le terme n'estpeut-être pas très approprié, ce que je veux surtout dire c'est qu'il y a quand même un certain nombre de ce poncif, de phrases générales et des avis  définitifs qui plombent le texte. Tout cela est assez vrai, quoique banal aussi, mais joliment présenté.
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MessageSujet: De quelques amoureux etc.   Dim 17 Juil 2016 - 14:04

Le titre complet: "De quelques amoureux des livres que la littérature fascinait, qui aspiraient à devenir écrivain mais en furent empêchés par diverses raisons qui tenaient aux circonstances, au siècle de leur naissance, à leur caractère, faiblesse, orgueil, lâcheté, mollesse, bravoure, ou bien encore au hasard qui de la vie fait son jouet et entre les mains duquel nous ne sommes que de menues créatures, vulnérables et chagrines"

Qui dit mieux?

Sympa et léger! pour faire une pause entre deux pavés...

Cependant, comme il m'arrive souvent, j'ai trouvé le livre insuffisamment travaillé pour un écrivain de renom comme Claudel.

A emprunter à la biblio. 13.50 euros pour ce petit fascicule, je trouve cela très exagéré... (sans mentionner une énorme faute de typo ).
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Aujourd'hui à 0:54

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