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Auteur | Message |
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Marie Zen littéraire
Messages : 9564 Inscription le : 26/02/2007 Localisation : Moorea
| Sujet: Re: Au fil de nos lectures Mer 30 Avr 2008 - 2:34 | |
| Vers les années soixante, le ministre premier de la Culture française demanda à mon père de faire un plafond pour l'Opéra Garnier, il avait accepté à la seule condition que ce soit démontable. Alors il a fait le plafond en quartiers, un peu comme les découpes d'un immense Brie de Meaux, réalisé sur châssis et monté sur place. Comparer ce célèbre plafond , le plus célèbre au monde après la Sixtine, à un, même immense, brie de Meaux, est bien sûr osé, mais ayant assisté à la mise en place et à l'assemblage de l'ouvrage c'est l'expression qui me semble la plus proche de la réalité, avec la tarte aux pommes et la pizza en parts.
Au soir d'inaugurer ce plafond superbe, le général de Gaulle allait faire le trajet depuis l'Elysée et tout le monde devait s'installer dans la loge qu'on réserve normalement aux seuls chefs d'Etat. Consciente de l'importance de cette cérémonie, Elle avait cassé sa tirelire et envoyé mon père s'acheter une chemise. Toutes celles qu'il avait semblaient sortir tout droit d'une boutique canadienne, elles étaient "carreautées",comme on dit là bas, c'est à dire à carreaux, pas vraiment des chemises de gala, plutôt pour la campagne, on pardonne presque tout aux artistes, même chez les militaires, mais Elle pensait qu'il fallait faire un minimum d'effort.
Nous voilà partis, mon papa et moi, vers les magasins parce qu'à moi aussi il en fallait une. Le Président se déplaçait rarement, on ne pouvait pas avoir l'air de moujiks, bien que l'étant tous deux, fils et petit-fils de manoeuvre à Vitebsk, dans un entrepôt de séchage de harengs, mais comme il le disait, on avait la chance d'être accompagné par Elle, la fille des sucres B. , les plus grandes sucreries de toutes les Russies, très grande bourgeoisie, juive, mais très grande bourgeoisie.
Nous passons devant les boutiques présentant des chemises à la mode, pour les adolescents de l'époque c'était les cols ronds avec une barrette maintenant la cravate, j'en vois une superbe mais le marchand était posté devant sa porte et mon père, de façon péremptoire, avait décidé que les boutiquiers qui se tenaient comme ça, devant leurs magasins, ne pouvaient être que de mauvais commerçants sinon ils seraient dedans et en train de vendre. Alors on est parti rue de Rivoli, mais rue de Rivoli, c'était partout pareil: Tous les boutiquiers se tenaient comme ça, pas parce qu'ils étaient de mauvais commerçants mais parce qu'ils attendaient l'arrivée de la course Paris-Bastogne-Paris ou bien les majorettes de Bad Godesberg, quelque chose comme ça, mais lui en tout cas n'a rien voulu savoir...
Quelques pas dans les pas d'un ange David McNeil p85-86 | |
| | | bix229 Parfum livresque
Messages : 24639 Inscription le : 24/11/2007 Localisation : Lauragais (France)
| Sujet: au fil de nos lectures Mer 30 Avr 2008 - 19:44 | |
| A Kenavo et à ses 7 nains ! " Une des caractéristiques du loup des steppes était d'etre un homme nocturne. Il craignait le jour qui ne lui était pas propice, ne lui avait jamais apporté rien de bon. Jamais, en aucun matin de sa vie, il ne fut jamais vraiment joyeux. Jamais, à aucune heure avant midi, il ne fit une bonne action, n'eut une bonne pensée capable de donner de la joie aux autres et à lui meme. Ce n'est que dans le courant de l'après-midi qu'il se réchauffait lentement et seulement vers le soir, en ses bons jours, il s'animait, devenait fécond et parfois ardent et joyeux. Cette particularité se rattachait d'ailleurs à ce besoin profond et passionné de solitude et d'indépendance qu'aucun homme n'éprouva jamais plus que lui." Herman Hesse Le loup des steppes | |
| | | kenavo Zen Littéraire
Messages : 63288 Inscription le : 08/11/2007
| Sujet: Re: Au fil de nos lectures Mer 30 Avr 2008 - 19:48 | |
| - bix229 a écrit:
- A Kenavo et à ses 7 nains !
et c'est bien que tous les autres Parfumés peuvent aussi en profiter
Dernière édition par kenavo le Jeu 1 Mai 2008 - 23:03, édité 1 fois | |
| | | animal Tête de Peluche
Messages : 31548 Inscription le : 12/05/2007 Age : 43 Localisation : Tours
| Sujet: Re: Au fil de nos lectures Jeu 1 Mai 2008 - 21:52 | |
| - Citation :
- Parce qu'il passe presque toutes ses journées rue d'Ulm, ou à la Sorbonne, ou dans les rues, dans les cafés, en compagnie de camarades qu'il pense avoir librement choisis, parce qu'il tente d'organiser une vie qui ait peu de communications avec l'avenue Mozart, Bernard Rosenthal a l'illusion de demeurer entièrement étranger aux soucis et aux plaisirs pour lesquels vivent les siens. Comment un jeune homme échapperait-il à une illusion si agréable, qui le dispense si vite de résoudre les difficiles problèmes de la classe, de la complicité et du sang?
Mais Bernard voit assez souvent sa famille à l'heure du diner, qu'il partage avec elle quatre ou cinq jours par semaine avenue Mozart, il passe avec elle une partie de ses vacances, et la mensualité que lui verse son père lui permet de ne pas toucher à l'argent qu'il a hérité de sa grand-mère paternelle : de toutes les façons, il n'aurait pas à chercher les moyens de gagner ses études et son pain. Il a beau refuser à son père la moindre reconnaissance, trouver que cette pension lui est bien due, et que c'est toujours autant de repris sur la bourgeoisie au compte de la Révolution, ces arrangements d'argent et ces rencontres maintiennent encore à peu près tous les liens qu'il croit avoir intérieurement rompus : comme c'est facile, une rupture intérieure, qu'aucune action n'atteste que la satisfaction du cœur! Il serait seul, personne ne lui donnerait de détails sur le temps où il était un enfant, si grave et tellement plus gentil que maintenant, personne ne lui fournirait l'occasion de s'aimer à travers de touchantes images des commencements de sa vie, perdus et rongés par le temps. La conspiration, P. Nizan pp 133-134 (je vais avoir du mal à m'en empêcher...) | |
| | | bix229 Parfum livresque
Messages : 24639 Inscription le : 24/11/2007 Localisation : Lauragais (France)
| Sujet: au fil de nos lectures Mar 6 Mai 2008 - 17:25 | |
| Dehors, le vent mugissait, fouettait la maison et secouait les arbres dans un bruit de tonnerre. Eugene, ivre de joie, communiait avec la tempete, lachant les renes à cette soif diablique que tous les hommes portent en eux, ce désir affamé des ténèbres, du vent et de la vitesse illimitée.
Son équipement sensoriel était si complet qu'au moment meme où il percevait un objet, tout le décor dans lequel il se situait, le climat, l'odeur, le son, le gout, surgissait automatiquement ; de telle sorte que plus tard l'aigrette du pissenli évoquait en lui une rive verte au printemps, un certain jour, un certain endroit, lui rappelaient le bruissement de jeunes feuilles, ou bien il retrouvait dans les pages d'un livre le parfum ténu, exotique de la mandarine, l'apre piquant des pommes ; ou encore comme avec les Voyages de Gulliver, se ravivait le souvenir d'une belle journée venteuse de mars, de soudaines bouffées de chaleur, de l'acre senteur de la terre après le dégel, la sensation de feu.
Thomas Wolfe Aux sources du fleuve | |
| | | Marie Zen littéraire
Messages : 9564 Inscription le : 26/02/2007 Localisation : Moorea
| Sujet: Re: Au fil de nos lectures Lun 12 Mai 2008 - 4:50 | |
| Alors que j’écris ceci vingt ans après sa disparition, il m’apparaît pour la première fois qu’il y a beau temps que j’aurais pu faire ce rapport tout simple , à savoir que l’irritation constante de mon père, ses coups portés à ma dignité, son besoin d’humilier, de dépouiller, de dominer et d’avilir, n’étaient rien d’autre que le calque défraîchi ,la reproduction mal ficelée, les lointaines répercussions de ce fameux jour qui l’avait laissé en porte-à-faux avec lui-même, homme violent, plein de ressentiment, poussé par les lois de la compensation à s’en prendre à son fils, mais sans le talent de bien le faire. Dans le monde des affaires, personnalité imposante, directeur de banques, président de sociétés et d’associations ; en fait, un homme de paille, un type apeuré et angoissé qui dut prendre la suite de son père à la tête d’un immense empire, mais sans la capacité d’en maintenir la cohésion.
Il m’est arrivé, un dimanche matin, d’être réduit en chair à pâté par la colère méprisante de mon grand-père ; je connaissais sa manière, ce courroux régalien des despotes pervers ou mongols qui jouissent du pouvoir de vie et de mort, qui prennent des décisions farouches et implacables. Aussi m’est-il facile d’imaginer cette séance ( le bureau à cylindre en acajou, l’armoire à cigares en teck, les pigeons sur l’appui de la fenêtre et, au pied des immeubles, le Puget Sound, ses îles vertes sur une mer bleue) ; toutes choses dont ne se souvenait sans doute pas mon père qui dut avoir ce jour là l’impression d’avoir été fourré dans le cœur d’un réacteur nucléaire, où une formidable alchimie le transmuait d’une substance à une autre- ou plutôt, dans son cas, d’une substance à une ombre de substance. « Pour ça, le vieux m’a vraiment remis d’équerre ce jour là. Je l’en remercie chaque jour de ma vie. Même la colère a été consumée à un niveau de son esprit et il est comme qui remercierait l’homme aux mains couvertes de sang qui se tient face à lui avec le couteau à castrer qui vient de policer ses pulsions.
Mes deux guerres Moritz Thomsen p79 80 | |
| | | Marie Zen littéraire
Messages : 9564 Inscription le : 26/02/2007 Localisation : Moorea
| Sujet: Re: Au fil de nos lectures Lun 12 Mai 2008 - 4:53 | |
| Au dernier moment, Morini décida de ne pas faire le voyage. Sa santé chancelante, dit-il, l’en empêchait. Marcel Schwob, qui avait une santé aussi fragile, avait entrepris en 1901 un voyage dans de pires conditions pour se rendre sur la tombe de Stevenson sur une île du Pacifique. Le voyage de Schwob dura de longs jours, d’abord sur La Ville de La Ciotat, ensuite sur le navire La Polynésienne et puis sur le Manapouri. En janvier 1902, atteint d’une pneumonie, il faillit mourir. Schwob fit ce voyage avec son domestique, un Chinois appelé Ting, qui avait le mal de mer à la moindre occasion. Ou peut-être n’était-il malade que lorsque la mer était mauvaise. Quoiqu’il en soit, le voyage ne fut quasiment que mer mauvaise et mal de mer. A un certain moment, Schwob, couché dans sa cabine, se sentant à l’article de la mort, remarqua que quelqu’un se couchait à côté de lui. En se retournant pour voir qui était l’intrus, il découvrit son domestique asiatique, dont la peau était d’un vert laitue. C’est peut-être à ce moment là uniquement qu’il réalisa dans quelle entreprise il s’était lancé. Quand il arriva, au terme de quantités d’épreuves, à Samoa, il ne se rendit pas sur la tombe de Stevenson. D’une part, il était trop malade et de l’autre, à quoi bon se rendre sur la tombe de quelqu’un qui n’est pas mort ? Stevenson, et cette révélation simple, il la devait au voyage, vivait en lui.
2666 Roberto Bolaño p131 | |
| | | bix229 Parfum livresque
Messages : 24639 Inscription le : 24/11/2007 Localisation : Lauragais (France)
| Sujet: au fil de nos lectures Lun 12 Mai 2008 - 15:48 | |
| Si quelque chose me faisait peur dans notre condition, ce serait cet isolement terrible où nous sommes tous. A peu près impossible de communiquer les uns les autres, dés qu'on sort du domaine matériel et qu'on aborde une région plus haute. Il me semble parfois qu'il n'y a que le silence pour exprimer certaines choses. Julien Green. - Moira | |
| | | animal Tête de Peluche
Messages : 31548 Inscription le : 12/05/2007 Age : 43 Localisation : Tours
| Sujet: Re: Au fil de nos lectures Lun 12 Mai 2008 - 18:47 | |
| - Citation :
- J'attendais avec impatience ces jours de congé où la voiture, roulant vers Maremma, vidait l'Amirauté pour quelques heures, me laissant unique maître d'une terre secrète qui semblait pour moi seul laisser transparaître le reflet faible d'un trésor enseveli. Dans le silence des casemates vides, de ses couloirs ensevelis comme des galeries de mine dans l'épaisseur formidable de la pierre, la forteresse lavée des regards indifférents reprenait les dimensions du songe. Mes pieds légers et assourdis erraient dans les couloirs à la manière des fantômes dont le pas, à la fois hésitant et guidé, réapprend un chemin ; je bougeais en elle comme une faible vie, et pourtant rayonnante soudain comme ces lumières prises dans un jeu de glaces dont le pouvoir coïncide tout à coup avec un mystérieux foyer. Mes pas me portaient vers l'embrasure où je m'étais attardé avec Marino lors de ma première visite. Les brumes mornes qui la fermaient alors faisaient souvent place à une grande tombée de soleil qui découpait au ras du sol, comme la bouche d'un four, un carré flamboyant de lumière dure. Du fond de la pénombre de ce réduit suspendu en plein ciel, dans cet encadrement nu de pierres cyclopéennes; je voyais osciller jusqu'à l'écœurement une seule nappe sombre et éblouissante d'un bleu diamanté, qui nouait et dénouait comme dans une grotte marine des maillons de soleil au long des pierres grises. Je m'asseyais sur la culasse du canon. Mon regard, glissant au long de l'énorme fût de bronze, épousait son jaillissement et sa nudité, prolongeait l'élan figé du métal, se braquait avec lui dans une fixité dure sur l'horizon de mer. Je rivais mes yeux à cette mer vide, où chaque vague, en glissant sans bruit comme une langue, semblait s'obstiner à creuser encore l'absence de toute trace, dans le geste toujours inachevé de l'effacement pur. J'attendais, sans me le dire, un signal qui puiserait dans cette attente démesurée la confirmation d'un prodige. Je rêvais d'une voile naissant du vide de la mer. Je cherchais un nom à cette voile désirée. Peut-être l'avais-je déjà trouvé.
Le rivage des Syrtes, Julien Gracq pp 35-36 | |
| | | bix229 Parfum livresque
Messages : 24639 Inscription le : 24/11/2007 Localisation : Lauragais (France)
| Sujet: au fil de nos lectures Jeu 15 Mai 2008 - 22:17 | |
| "Je crois que les morts n'en finissent pas de nous conduire, de nous perdre, de nous enchanter et de nous faire souffrir jusqu'à l'heure où notre disparition leur permettra de gouter enfin le repos que nous leur avons refusé..." Jean Pierre Milovanoff. Emily ou la déraison. | |
| | | animal Tête de Peluche
Messages : 31548 Inscription le : 12/05/2007 Age : 43 Localisation : Tours
| Sujet: Re: Au fil de nos lectures Ven 16 Mai 2008 - 21:40 | |
| - Citation :
- Il y a dans notre vie des matins privilégiés où l'avertissement nous parvient, où dès l'éveil résonne pour nous, à travers une flânerie désœuvrée qui se prolonge, une note plus grave, comme on s'attarde, le cœur brouillé, à manier un à un des objets familiers de sa chambre à l'instant d'un grand départ. Quelque chose comme une alerte lointaine se glisse jusqu'à nous dans ce vide clair du matin plus rempli de présages que les songes ; c'est peut-être le bruit d'un pas isolé sur le pavé des rues, ou le premier cri d'un oiseau parvenu faiblement à travers le dernier sommeil ; mais ce bruit de pas éveille dans l'âme une résonance de cathédrale vide, ce cri passe comme sur les espaces du large, et l'oreille se tend dans le silence sur un vide en nous qui soudain n'a pas plus d'écho que la mer. Notre âme s'est purgée de ses rumeurs et du brouhaha de la foule qui l'habite ; une note fondamentale se réjouit en elle qui en éveille l'exacte capacité. Dans la mesure intime de la vie qui nous est rendue, nous renaissons à notre force et à notre joie, mais parfois cette note est grave et nous surprend comme le pas d'un promeneur qui fait résonner une caverne : c'est qu'une brèche s'est ouverte pendant notre sommeil, qu'une paroi nouvelle s'est effondrée sous la poussée de nos songes, et qu'il nous faudra vivre maintenant pour de longs jours comme dans une chambre familière dont la porte battrait inopinément sur une grotte.
Le rivage des Syrtes, Julien Gracq pp 109-110 | |
| | | Queenie ...
Messages : 22891 Inscription le : 02/02/2007 Age : 44 Localisation : Un peu plus loin.
| Sujet: Re: Au fil de nos lectures Dim 18 Mai 2008 - 20:44 | |
| - Citation :
- « J'adorais cette sensation d'homme debout, de lame de chair, encore droite sur ce monde horizontalisé, devant ce champ de bataille dans riposte ni ennemi, où rien n'avait été vaincu mais tout lavé à grande eau de bourrasques, tout renouvelé et redonné à nos pas, à notre simple trace. Ce rêve têtu, de la plus haute crétinerie, cette chimère d'atteindre un beau jour le bout de la Terre, tout là-haut, l'Extrême-Amont, à boire le vent à sa source – la fin de notre quête, le début de quoi? »
Alain Damasio, La Horde De Contrevent Dément ce livre. | |
| | | kenavo Zen Littéraire
Messages : 63288 Inscription le : 08/11/2007
| Sujet: Re: Au fil de nos lectures Dim 18 Mai 2008 - 20:46 | |
| - Queenie a écrit:
Dément ce livre. T'est sûre de ne pas lire un livre de BC | |
| | | bix229 Parfum livresque
Messages : 24639 Inscription le : 24/11/2007 Localisation : Lauragais (France)
| Sujet: Au fil des lectures Lun 19 Mai 2008 - 0:21 | |
| C'est sur la peau de mon coeur que l'on trouverait des rides. Je suis déjà un peu parti, absent. Faites comme si je n'étais pas là. Ma voix ne porte plus très loin. Mourir sans savoir ce qu'est la mort, ni la vie. Il faut se quitter déjà ? Ne me secouez pas, je suis plein de larmes. Henri Calet. Peau d'ours | |
| | | Queenie ...
Messages : 22891 Inscription le : 02/02/2007 Age : 44 Localisation : Un peu plus loin.
| Sujet: Re: Au fil de nos lectures Lun 19 Mai 2008 - 8:37 | |
| - kenavo a écrit:
- Queenie a écrit:
Dément ce livre. T'est sûre de ne pas lire un livre de BC Petite coquine, tu vois le bien mal partout ! | |
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| Sujet: Re: Au fil de nos lectures | |
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