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 Hong Sang-soo

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traversay
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MessageSujet: Hong Sang-soo   Dim 9 Mai 2010 - 23:05



Citation :
Hong Sangsoo (ou Sang-soo) est né le 25 octobre 1960 à Séoul. En 1982, après avoir étudié la mise en scène à l'université de Chungang, à Séoul, il part étudier aux États-Unis au College of Arts and Crafts de Californie et à l'Art Institute de Chicago.

De retour en Corée du Sud, il travaille comme réalisateur pour la télévision.

Il tourne en 1996 son premier film, Le Jour où le cochon est tombé dans le puits qui connaît immédiatement un certain succès critique et public. Il reçoit ainsi des récompenses au Dragon Blue Coréen, au Festival de film de l'Asie Pacifique, et aux festivals de Rotterdam et de Vancouver. Le film dépeint avec des performances improvisées et peu de dialogues, une relation amoureuse moderne.

Il réalise ensuite Le Pouvoir de la province de Kangwon un conte sur la désillusion. Il reçoit la mention spéciale à la section « Un Certain Regard » du Festival de Cannes.

En 2000, Hong Sangsoo revient avec le film au titre provocateur La Vierge mise à nu par ses prétendants. Celui-ci, tourné en noir et blanc suit un triangle amoureux vu par les trois personnages. Hong, comparé au maître taïwanais Hou Hsiao-hsien, est désormais reconnu comme un des plus grands réalisateurs de la nouvelle vague coréenne.

Fort de sa réputation, Hong dispose de moyens plus confortables pour son quatrième opus, Turning Gate, coproduit par Marin Karmitz et interprété par trois stars locales. Dans cette comédie mélancolique, son plus important succès commercial, notamment auprès du public de Corée, le réalisateur affine son style tout en restant fidèle à sa thématique. Dans la continuité, les éléments caractéristiques de son cinéma se retrouvent dans La femme est l'avenir de l'homme, en compétition au Festival de Cannes.

Il sort en 2005 Conte de cinéma, lui aussi présenté à Cannes, confortant ainsi le statut du réalisateur sur le plan international.

En 2009 il présente Les femmes de mes amis, toujours à Cannes mais à la Quinzaine des réalisateurs : il aborde dans ce film la vidéo haute-définition.

Hong Sang-soo est également professeur de cinéma à l'université nationale des Arts de Corée jusqu'en juin 2002. Actuellement il est professeur de cinéma à l'université Konkuk.

Il est célèbre pour son goût immodéré pour l'alcool que l'on retrouve dans de nombreux films
Source : Wikipédia



Citation :
Filmographie/Index (Cliquez sur les chiffres pour accéder directement aux pages)

1996 : Le Jour où le cochon est tombé dans le puits Page 1
1998 : Le Pouvoir de la province de Kangwon Page 1
2000 : La Vierge mise à nu par ses prétendants country Page 3
2003 : Turning Gate
2003 : La femme est l'avenir de l'homme
2005 : Conte de cinéma
2007 : Woman on the Beach
2008 : Night and Day
2009 : Les femmes de mes amis Page 1
2010 : Hahaha Page 1
2010 : Oki's Movie Page 1
2011 : Matins calmes à Séoul (The Day He Arrives) Page 1, 2
2012 : In another country Page 3
2013 : Nobody’s Daughter Haewon

Citation :
Arrêté à la page 3 le 26/01/2013






Les femmes de mes amis de Hong Sang-soo

Encore méconnu, pas assez riche, et désespérant d'y changer quoique ce soit à l'âge de quarante ans, Ku Kyung-nam ne peut plus échapper à l'étiquette de "réalisateur art et
essai". Juré lors d'un festival, il s'endort pendant les projections. Plus tard, sur l'île de Jeju, il retrouve une ancienne petite amie mariée à un vieux peintre.

Le plus grand cinéaste coréen ; son film le plus drôle, proclame l'affiche de Les femmes de mes amis. Le plus amusant, en vérité, serait de voir la tête des spectateurs à la sortie du film, tout du moins ceux qui ne connaissent pas l'univers du réalisateur auquel l'étiquette de Rohmer coréen colle un peu trop à la peau. Les femmes de mes amis, trop long (2h10) et un brin répétitif, est une sorte d'auto-biographie, plutôt caustique et assez bavarde, qui (peut) distille(r) un parfum singulier si l'on veut bien tendre les narines. Caustique, parce que Hong rend son héros, cinéaste d'art et d'essai, peu sympathique et incapable de communiquer, si ce n'est avec des femmes qui sont celles des autres. Bavarde, car le film est truffé de dialogues pas franchement inoubliables, avec des scènes de beuverie qui ont tendance à servir de catharsis. Narcissique et iconoclaste à la fois, Les femme de mes amis réjouira les aficionados de Hong mais ennuiera sans l'ombre d'un doute presque tous les autres.
Pour ma part, assez moyennement convaincu, mais pas indifférent, je préférerai évoquer la formule du film à moitié plein ou à moitié vide. Qui correspondrait bien d'ailleurs à son ton irrésolu.

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traversay
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MessageSujet: Re: Hong Sang-soo   Mer 16 Mar 2011 - 23:34



HA HA HA de Hong Sang-soo

Deux amis se retrouvent et boivent en se remémorant leurs (més)aventures sentimentales dans la même petite ville coréenne. Argument minimal, mais on a l'habitude avec Hong Sang-soo, cinéaste ironique et gaiement désabusé. HA HA HA est bien meilleur que Les femmes de mes amis, son film précédent, quoiqu'on serait bien en peine de préciser pourquoi. Le parti pris, peut-être, de ne nous montrer les deux héros conversant qu'en photos noir et blanc, leurs voix off commentant à tour de rôle leurs histoires séparées. Pas si éloignées que cela, d'ailleurs, puisque le spectateur, et lui seul, c'est le côté ludique de la chose, s'aperçoit que les récits se frôlent souvent, avec une jeune femme qui leur est commune. Le cinéma de Hong est faussement banal et détaché, très aérien, évoquant à la fois Rohmer et Truffaut, dans sa façon de paraître léger avec une mélancolie souterraine. Les hommes du film sont de grands adolescents vaguement couards, vaguement instables, vaguement oisifs, vaguement tout, en fait. Les femmes sont plus adultes et directes et leur seul défaut est d'être un peu trop indulgentes vis à vis de leurs compagnons. Le cinéaste s'en amuse de façon narquoise, et nous pareil. On boit pas mal dans HA HA HA, et l'ivresse des personnages est au diapason de ce film qui virevolte comme un papillon dans une pièce fermée, en se heurtant parfois aux fenêtres, sans trop se faire mal. Vous reprendrez bien un petit bol d'alcool de riz ?

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Avadoro
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MessageSujet: Re: Hong Sang-soo   Ven 18 Mar 2011 - 22:54

Hahaha (Hong Sang-Soo)

Hong Sang-Soo prend le pari du renouvellement dans la continuité : l'ivresse, l'incertitude des relations, un récit sous forme de boucles qui se croisent sans jamais se rejoindre, sont autant d'éléments constitutifs de son cinéma que l'on retrouve avec plaisir dans ses variations.
Si l'on revient en arrière...Night and Day, par son déracinement parisien, renforçait une sensation d'épure, puis Les femmes de mes amis dévoilait une amertume parfois sèche et brutale.
Hahaha, par contre, exprime un vertige léger, gracieux, qui laisse toute sa place à l'euphorie. Certes, il est toujours question de cerner une incompréhension entre les êtres, et Hong Sang-Soo tisse une trame affective qui confronte chaque personnage à ses angoisses. Mais celles-ci sont évoquées avec recul, et la remise en cause se teinte de douceur, parfois dans l'illusion de l'imaginaire (avec la figure tutélaire de l'amiral Yi, qui domine la ville portuaire de Tongyeong de sa stature).
L'unité de lieu offre ici une impression contrastée, entre sérénité et solitude, et Hong Sang-Soo fait preuve d'une attention délicate aux décors : Hahaha se construit sur des allers-retours permanents, où l'éphémère (Tongyeong ne doit être qu'un passage, qu'un souvenir pour les protagonistes) rejoint le trouble d'une éternité.
Au final, il s'agit de mon film préféré du cinéaste depuis Turning gate : il nous confronte encore une fois au doute, aux maladresses, avec la perception d'un flottement qui accueille calmement l'inattendu.
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traversay
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MessageSujet: Re: Hong Sang-soo   Ven 18 Mar 2011 - 23:35

Avadoro a écrit:
[Au final, il s'agit de mon film préféré du cinéaste depuis Turning gate : il nous confronte encore une fois au doute, aux maladresses, avec la perception d'un flottement qui accueille calmement l'inattendu.

Flottement souvent dû à une douce ivresse, d'ailleurs. Very Happy
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Avadoro
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MessageSujet: Hong Sang-soo   Sam 19 Mar 2011 - 19:59

traversay a écrit:

Flottement souvent dû à une douce ivresse, d'ailleurs. Very Happy

En effet, même si l'on boit moins comparativement à certains de ses films. La sensation est plus fugitive : une promenade en bateau, un point de vue...les lieux apportent des émotions contrastées et inespérées.
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traversay
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MessageSujet: Re: Hong Sang-soo   Lun 12 Déc 2011 - 23:07



Oki's Movie
Citation :
Quatre histoires courtes sur l’évolution de deux relations liées à la même femme mais aussi sur la nature du cinéma, les complications de l’amour et la difficulté de communiquer sincèrement. Quatre variations sur une même histoire centrale, mettant en scène les mêmes personnages (joués par les mêmes acteurs) et leurs hésitations amoureuses.

Hong Sangsoo est un peu le monsieur plus du cinéma coréen. Pas pour son aspect spectaculaire, certes non, mais pour tout le reste : le plus nombriliste, le plus bavard, le plus énigmatique, le plus intimiste, le plus mélancolique, le plus romantique, ... Et le plus prolifique aussi, puisqu'il tourne à un rythme qui ferait frissonner Woody Allen, lui-même. Oki's Movie, réalisé en moins de deux semaines, est une sorte de quintessence de son oeuvre, avec son découpage en quatre courts récits, des nouvelles dirait-on, en littérature. Quatre variations autour du cinéma et des sentiments amoureux, des histoires différentes jouées par les mêmes acteurs, comme si les personnages, qui ne changent pas de nom, vivaient en même temps dans des mondes parallèles. Un exercice singulier, que Hong accentue encore dans le dernier segment, qui a donné son titre au film, et dans lequel une jeune femme juxtapose deux moments de sa vie, avec deux hommes, au même endroit et à la même période. Une mise en abyme troublante, d'autant plus qu'elle semble synthétiser et renforcer cette impression de légèreté décalée qui imprègne les 80 minutes d'Oki's Movie. Prise séparément, chaque histoire du film semble anodine et d'un intérêt limité. Si l'on considère l'ensemble, on y découvre une cohérence et un charme étranges et pénétrants.

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MessageSujet: Re: Hong Sang-soo   Mer 14 Déc 2011 - 20:40

J'ai beaucoup aimé ce dernier segment d'Oki's movie, limpide et très émouvant dans sa simplicité : un des plus beaux moments de l'oeuvre de HSS. Le film est passionnant par son originalité et sa prise de risques. Le premier motif est le plus ambigu et frustrant, contrairement aux suivants il ne semble pas lié à un personnage et le scénario déjoue sans cesse des attentes. L'ensemble possède la force et les limites de ce type de projet, parfois décousu mais d'une cohérence troublante. Car les retrouvailles des acteurs dans un contexte différent dessinent autant de variations d'enjeux relationnels.
Hong Sang-Soo poursuit sa démarche de film en film avec obstination, cerne un malaise, des maladresses, et interroge des modes d'expression. Mais il parvient toujours à étonner et surprendre, à se renouveler pour conserver une fraîcheur de regard. J'attends déjà la suite pour l'an prochain.
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Marko
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MessageSujet: Re: Hong Sang-soo   Mer 14 Déc 2011 - 21:18

J'aime beaucoup ce cinéaste mais je n'arrive pas à me décider à aller voir ce dernier film... Je ne sais pas trop pourquoi.


_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
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traversay
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MessageSujet: Re: Hong Sang-soo   Mer 8 Fév 2012 - 13:59



The day he arrives
Présenté au dernier festival de Cannes. Sortie dans les salles françaises courant 2012.

Hong poursuit sur sa lancée d'Oki's Movie. Il y est question d'un cinéaste désoeuvré, de passage à Séoul pour quelques jours, qui a pour seul but de rencontrer un ami avec qui partager bon nombre de bières. Autour d'eux, quelques femmes. Le cinéaste, sur un ton mélancolique et drôlement drôle explore le champ des possibles, prenant des libertés avec une éventuelle réalité. La même scène, de bar évidemment, se reproduit à trois moments du film, avec de légères variations quant au nombre de protagonistes, à la teneur des propos échangés et aux techniques de séduction. Toujours cette délicatesse dans le cinéma de Hong et cette vision cruelle et passablement désabusée des rapports amoureux. Comme une sorte d'éloge dérisoire à l'indécision et à la lâcheté masculines. Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, un film qui permet à Hong de creuser son sillon avec l'élégance triste qui le caractérise.

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Arabella
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MessageSujet: Re: Hong Sang-soo   Jeu 9 Fév 2012 - 18:25

Oki's movie

En lisant un livre, ce à quoi je suis la plus sensible, c’est l’écriture, la façon dont l’auteur agence les mots, les lie ensemble, donne consistance à son univers. L’intrigue, le thème, le sujet ne sont que secondaires, comme une sorte de prétexte, l’essentiel est ailleurs. Pas dans l’objet regardé mais dans le regard. Ce style est plus difficile à définir pour moi dans un film mais il existe aussi, une façon de capter une image, la manière dont la caméra se pose, rend compte, invente le monde qu’elle saisit, le traduit. Et souvent dès les premières images d’un film, comme dès les premières phrases d’un livre, je me sent captivée, envoûtée, ou pas.

Les premières images d’Oki’s movie m’ont embarquées, un mur vu sous un certain angle, un personnage de dos, de profil, un couple, et voilà j’ai eu la sensation d’être au cœur de plein d’événements, de possibles, tout un monde de potentialités que le réalisateurs allait ouvrir petit à petit. Et le film tient ses promesses jusqu’au bout.

Il est composé de quatre parties, dans lesquelles trois personnages principaux évoluent. Une fille et deux hommes, un jeune et un plus âgé. Le premier récit se révèle être le plus avancé dans la vie de nos personnages, le deuxième le plus ancien, le troisième et le quatrième venant à la suite du deuxième. Mais il n’y a pas que le moment du récit qui change, les différents récits ne sa placent pas du point de vue du même personnage.

Un chassé croisé amoureux, un marivaudage subtile et très drôle par moments. Mais nos trois protagonistes sont des étudiants, professeurs ou réalisateurs de cinéma, et le film, au-delà d’histoires d’amour et de désir, parle aussi de la façon dont l’image s’approprie le réel pour en faire autre chose, une création, une œuvre. Et c’est à donner le vertige parfois, parce que d’un récit à un autre, les repères changent subtilement, sans en avoir l’air. Les personnages ont le même physique, mais sont-ils vraiment les mêmes ? Est-ce l’écoulement du temps qui les modifie ? Est-ce que le fait que le récit soit conduit par tel ou tel personnage fait que la vision des autres n’est plus tout à fait la même ? Est-ce le cinéaste qui décide d’en faire un peu autre chose ? Evidemment on ne le saura jamais vraiment avec certitude, on peut se reconstruire le film autant de fois qu’on le voudra sans arriver complètement à la même conclusion. Comme Oki revit presque la même situation (sans être la même) avec deux hommes différents (ou alors avec deux aspects d’un même homme).

Cela peut peut-être paraître compliqué, mais ne l’est pas, c’est en fait terriblement amusant et très troublant de jouer avec tous ces possibles, un jeu dont le plaisir peut se renouveler quasiment sans fin.

A ma grande honte je ne connaissais pas ce réalisateur, mais je vais très vite combler ce manque.

_________________
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MessageSujet: Re: Hong Sang-soo   Mer 11 Avr 2012 - 13:26

Je comble mes lacunes cinéphiles avec la trilogie de Hong Sang-Soo. Je vais visionner (d'ici la fin de la semaine, je pense):

- Le jour où le cochon est tombé dans le puits.
- Le pouvoir de la province de Kangwon
- La vierge mise à nu par ses prétendants.

Je pars en terre inconnue et espère ne pas être déçue par cette expérience qui à la fois m'effraie et me ravis!

Si je reviens indemne de ce voyage, je posterai mes impressions.

A bientôt!
byebye
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MessageSujet: Re: Hong Sang-soo   Mer 11 Avr 2012 - 14:41

Je l'ai découvert tout récemment, avec Oki's movie et dans la foulée en ai vu deux en vidéo, Le jour où le cochon... et La vierge mise à nu....

Heureusement j'ai vu la précieuse filmographie en début du fil, parce que le premier m'a plutôt déçue, long, compliqué, un brin mélo. Mais comme c'est le premier chronologiquement, je me suis dit que, il y avait une marge de progression. Et j'ai retrouvé dans le deuxième ce qui m'avait plu dans Oki's movie, ce ton si particulier, l'humour, la légèreté, une façon de filmer.

Il faudrait d'ailleurs que je m'en vois d'autres. Wink

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MessageSujet: Re: Hong Sang-soo   Lun 23 Avr 2012 - 15:26

Ahum, voilà voilà, j'arrive avec un peu de retard. J'ai donc visionné la presque trilogie de Hong Sang-Soo Suspect Je n'ai pas eu le courage de regarder le dernier No Je vais vous expliquer pourquoi!

Le jour où le cochon est tombé dans le puits.

L’histoire d’amour désabusée est filmée avec un naturel assez glaçant et accablant. La lumière est froide, morbide. Brrr! Les héros masculins ne sont pas vraiment épanouis, c’est le moins que l’on puisse dire. L’écrivain raté ne tombe pas amoureux de la femme qu’il faut puisqu’elle est mariée alors qu’une jeune correctrice lui courre après ! Les femmes ont un rôle plus actif et prennent les décisions.
Je ne suis pas spécialement attirée par ce genre de cinéma. L’émotion ne passe pas. Je préfère l’esthétisme de Wong Kar Wai et les scènes d’amour suggérées !
Le ton sombre de cette histoire est certes la volonté du réalisateur de montrer un univers où les personnages sont en pleine crise existentielle (références philosophiques sartriennes ?et pistes intéressantes) : les scènes de sexe sont mécaniques et dénués de sentiment comme pour montrer l’ampleur du mal d’aimer, la difficulté de vivre et d’aimer.
Cette première histoire se termine dans un bain de sang. Bref, très étouffant et trop angoissant pour moi !

Je reviens pour le deuxième de cette trilogie, plus "lumineux".
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MessageSujet: Re: Hong Sang-soo   Lun 23 Avr 2012 - 15:51

The day he arrives sort le 16 mai. Et son nouveau film est en compétition à Cannes. Hong tourne plus vite que son ombre.
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MessageSujet: Re: Hong Sang-soo   Lun 23 Avr 2012 - 16:13

Le deuxième film ? sourire

Le Pouvoir de la province de Kangwon.

La lumière et les paysages sont, cette fois, plus « chauds », le spectateur découvre l’histoire de trois jeunes filles qui partent en vacances à la montagne, dans cette fameuse province éloignée de la ville. Jisook (l’une des trois jeunes filles) vivra une aventure avec un policier. On retrouve quelques thèmes de prédilection (on dirait) du réalisateur : l’amour impossible à vivre, l’infidélité (le policier est marié), l’alcool, bref une certaine vision pessimiste de la vie.
Un peu plus tard (mais on comprend, après, qu’il s’agit du même moment), un jeune professeur se rend au même endroit. Entre ces deux histoires menées de façon parallèle se créent des échos : la présence d’une femme (qui sera tuée par son mari).

Il s’agit encore d’évoquer un drame, la fin d’une vie, l’impossibilité de vivre heureux.

Hong Sang-Soo filme le quotidien dans ce qu’il a de plus ordinaire, en insistant sur la difficulté de vivre. Les personnages, en voyageant, espèrent échapper à leurs conditions (la solitude, leur mal être) mais cette démarche est vaine. Ils reviennent avec le manque.

Pour conclure, je dirai que c’est un cinéaste qui filme la mélancolie désespérante de nos vies. Il décrit, sans artifice, nos angoisses les plus profondes : la relation à l’autre.

Rassurez-moi, il a tourné des films plus « joyeux » ? Razz Je n'ai pas trop envie de poursuivre "mon aventure cinématographique avec lui". jemetate dentsblanches
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MessageSujet: Re: Hong Sang-soo   

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