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| Alejandro Gonzalez Inarritu | |
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Auteur | Message |
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ArturoBandini Sage de la littérature
Messages : 2748 Inscription le : 05/03/2015 Age : 38 Localisation : Aix-en-Provence
| Sujet: Re: Alejandro Gonzalez Inarritu Dim 28 Fév 2016 - 18:41 | |
| - Chamaco a écrit:
- relation nietzschéenne hommes-animaux
Tu nous en dis plus ? | |
| | | Chamaco Zen littéraire
Messages : 4366 Inscription le : 10/03/2013 Age : 78 Localisation : là haut, vers Aix...
| Sujet: Re: Alejandro Gonzalez Inarritu Dim 28 Fév 2016 - 18:55 | |
| je veux bien en tous cas comment je perçois certains passages, en espérant ne pas trop déflorer le film, en spoiler peut être..? - Spoiler:
par rapport à l'ours et l'homme: c'est bien-c'est mal, c'est la loi du plus fort : --le heros s'aventure trop près des petits du grizzli: il est puni par l'animal -- la chair des animaux rencontrés est salvatrice dans les dures conditions de survie, leur peau est un refuge contre le froid (ex du cheval qu'il eventre pour se refugier à l'interieur et y passer la nuit, et le lendemain en quittant le cadavre il le caresse pour le remercier... etc...
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| | | ArturoBandini Sage de la littérature
Messages : 2748 Inscription le : 05/03/2015 Age : 38 Localisation : Aix-en-Provence
| Sujet: Re: Alejandro Gonzalez Inarritu Dim 28 Fév 2016 - 20:07 | |
| Merci. En gros, le manichéisme bien-mal ? A ce propos, il me semble justement que Nietzsche cherche plutôt à dépasser ça, d'où mon incompréhension du coup. En fait, je voulais juste savoir ce que tu entendais par relation nietzschéenne, vu que je commence à m'intéresser au Monsieur. | |
| | | Chamaco Zen littéraire
Messages : 4366 Inscription le : 10/03/2013 Age : 78 Localisation : là haut, vers Aix...
| Sujet: Re: Alejandro Gonzalez Inarritu Dim 28 Fév 2016 - 22:09 | |
| c'est aussi parceque c'est un de ses principaux sujets, il en a même fait un bouquin, que j'en parle, le film,lui est en plein dedans - Spoiler:
notamment dans la relation hommes blancs-indiens jusqu'à la pendaison d'un indien qui secourt le heros ou les massacres entre ces deux peuples
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| | | Avadoro Zen littéraire
Messages : 3501 Inscription le : 03/01/2011 Age : 39 Localisation : Cergy
| Sujet: Re: Alejandro Gonzalez Inarritu Lun 29 Fév 2016 - 0:48 | |
| The Revenant
Je n'avais pas vraiment un à-priori positif, ayant été déçu par les récents films d'Inarritu, mais je rejoins dans l'ensemble les avis exprimés sur ce fil. La photographie de Lubezki est somptueuse, à la fois oppressante et apaisante, inquiétante et lumineuse. The Revenant devient bien davantage qu'un film de survie lorsque la rencontre entre l'homme et la nature révèle une transe quasiment viscérale et fusionnelle, entre création et destruction. L'extrême violence de certaines séquences n'apparait donc pas complaisante mais accentue la sensation d'un chaos et d'une démesure.
Mes seuls regrets proviennent d'une narration un peu trop présente. Les flash-backs, qui font d'ailleurs particulièrement penser à Malick, ne sont pas indispensables et le personnage du fils d'Hugh Glass surligne le motif d'une vengeance, alors que l'errance du trappeur fascine davantage dans une dimension plus abstraite. | |
| | | eXPie Abeille bibliophile
Messages : 15620 Inscription le : 22/11/2007 Localisation : Paris
| Sujet: Re: Alejandro Gonzalez Inarritu Lun 29 Fév 2016 - 23:06 | |
| Article intéressant dans Le Monde : http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2016/02/19/alejandro-inarritu-cineaste-exalte_4868222_4497186.html Quelques extraits : - Citation :
- La mort, autrefois un principe, une peur, un horizon et une abstraction, est devenue une réalité. Quand il a perdu, il y a dix ans, son fils, deux jours après sa naissance, à la suite de complications médicales, Alejandro Iñárritu a cherché à comprendre. Il voulait parler aux docteurs. Puis, une fois la discussion close, les tuer. [...]
« J’ai fini par comprendre que rien ne ramènerait cet enfant à la vie. Cela a été un processus long et difficile. Je devais apprendre à mettre cela derrière moi, à aller de l’avant, sinon j’allais devenir dingue. » [...]
Depuis la mort de son fils, une même image revient dans le cinéma d’Iñárritu. Celle d’une forêt aux arbres gigantesques, toujours filmée en contre-plongée. Dans 21 grammes, le professeur de mathématiques incarné par Sean Penn, qui doit la vie à une transplantation cardiaque, est régulièrement traversé par cette image. Cette même forêt obsède Javier Bardem, le père de famille vivant de trafics illégaux dans Biutiful, doué aussi d’un talent de médium, capable de communiquer avec les personnes qui viennent de mourir. Leonardo DiCaprio traverse encore cette même forêt dans The Revenant. Au fur et à mesure que la mémoire de son enfant mort se précise, les arbres de cette forêt se multiplient. « Cette image m’obsède. Elle est celle d’un sanctuaire, où j’ai décidé à un moment de ma vie de m’installer. » Le réalisateur mexicain serait bien en peine d’expliquer sa signification. Mais il continue de la filmer pour y retourner. [...]
Il a voyagé plus d’un an sur un bateau, à la fin de l’adolescence, avec les 1 000 dollars donnés par son père. Rarement 1 000 dollars furent mieux investis. Il est apparu très tardivement que les lieux où se déroulaient 21 grammes, Babel et Biutiful – Memphis dans le Tennessee, le désert marocain et Barcelone – correspondaient à ceux visités lors de ce voyage initiatique. A propos de la violence au Mexique (et un petit peu de biographie de Guillermo del Toro, dont le fil est ici) - Citation :
- Peu après la sortie d’Amours chiennes, les parents d’Alejandro Iñárritu furent, à quelques jours d’intervalle, violemment agressés. Sa mère est battue à mort, la mâchoire fracassée. Son père est kidnappé une journée, passant six heures dans le coffre d’une voiture. « Tout cela pour lui faucher 5 000 pesos, soupire Iñárritu, l’équivalent de 50 dollars. C’est le prix d’une vie chez moi. » L’exil, qui était auparavant une option, devient alors une nécessité. [...]
« J’ai rencontré Iñárritu à l’époque d’Amours chiennes, se souvient Guillermo del Toro. J’avais reçu une cassette du film. Je suis tombé amoureux du film, même si c’était trop long. Il fallait faire quelque chose. Je lui ai proposé de venir à Mexico sur le champ, même si cela signifiait dormir sur son canapé, je voyais tellement comment il serait possible d’améliorer le film en quelques jours ! » Depuis, les deux cinéastes regardent toujours le premier bout à bout des rushes de leurs films respectifs. L’exil imposé, en raison de la violence au Mexique, a aussi cimenté leurs relations. Le père de Guillermo del Toro, cadre dans l’industrie automobile, avait été kidnappé pendant plus de deux mois. La police mexicaine lui avait proposé, contre 5 000 dollars, de leur livrer les ravisseurs attachés à une chaîne avec la possibilité de rester seul avec eux et une batte de base-ball. Pour le double de cette somme, la police garantissait l’élimination des kidnappeurs, des Polaroid des cadavres faisant foi.
Alejandro Iñárritu a essayé, sans succès, depuis son arrivée aux Etats-Unis, de composer avec la culture américaine. Et notamment la culture du plastique. Le principe des assiettes et des couverts jetables que ses collègues de travail mettaient à la poubelle après un déjeuner pris chacun dans son coin lui apparaissait d’une sauvagerie ultime. Un manque de goût, et la marque d’un désintérêt pour l’humain. Déjeuner signifie, aux yeux du réalisateur, sortir ses couverts en argent, prendre son temps, discuter, échanger. | |
| | | Marko Faune frénéclectique
Messages : 17930 Inscription le : 23/08/2008 Age : 56 Localisation : Lille
| Sujet: Re: Alejandro Gonzalez Inarritu Lun 29 Fév 2016 - 23:16 | |
| Merci Expie. Je ne connaissais pas cette anecdote concernant la mort de son fils. | |
| | | Chamaco Zen littéraire
Messages : 4366 Inscription le : 10/03/2013 Age : 78 Localisation : là haut, vers Aix...
| Sujet: Re: Alejandro Gonzalez Inarritu Mar 1 Mar 2016 - 3:26 | |
| Merci pour cet éclairage. | |
| | | pia Zen littéraire
Messages : 6473 Inscription le : 04/08/2013 Age : 56 Localisation : Entre Paris et Utrecht
| Sujet: Re: Alejandro Gonzalez Inarritu Mer 2 Mar 2016 - 17:14 | |
| Oui merci Expie. Et finalement Chymère tu l'as vu? Tu avais tellement envie de le voir. On aimerait bien avoir ton avis! | |
| | | Aeriale Léoparde domestiquée
Messages : 18120 Inscription le : 01/02/2007
| Sujet: Re: Alejandro Gonzalez Inarritu Ven 4 Mar 2016 - 11:07 | |
| -The Revenant-Je n'ai jamais vu de films de Terence Malick, mais si Inarritu s'en inspire dans sa façon de filmer, je vais changer la donne. J'ai adoré de bout en bout. Fan de ce cinéaste depuis ses débuts: Amours chiennes, 21 grammes, Babel, Biutiful et Birdman, tous différents, aucun ne m'a déçue. J'y ai toujours trouvé une originalité et une réflexion qui m'ont à chaque fois enthousiasmée. Pour moi, pas de fausse note, y compris dans ce dernier. Des images sidérantes. D'entrée et à la façon de Babel, on se retrouve complètement immergé, en empathie totale avec le personnage, même si la prestation de Di Caprio est surtout physique. (Au point d'en ressortir courbé et aphone, avec cette impression d'étouffement comme je l'ai ressentie à diverses reprises). Inarritu semble fasciné par ce rapport de l'homme à la bête (cf Birdman et Amours chiennes) Bien que cela soit tiré d'une histoire vraie, il y des scènes extrêmes, d'une violence rare, dans lesquelles le héros n'en finit pas de survivre, mais cela ne m'a pas paru pour autant grand guignolesque ou démesurément surréaliste. Je l'ai pris comme une fable, comme une transgression du bien et du mal, une sorte de renaissance du personnage de Glass au travers d'un homme devenu quasi animal et uniquement mû par son désir de vengeance. Un gros kif, je partage l'avis de Marko! | |
| | | Chymère Sage de la littérature
Messages : 2001 Inscription le : 21/07/2013 Age : 41 Localisation : Dijon
| Sujet: Re: Alejandro Gonzalez Inarritu Ven 4 Mar 2016 - 11:19 | |
| - Chymère a écrit:
- Je vous rejoins, et je ne sais pas trop quoi dire de plus...
Mais j'ai aimé ce mélange d'atmosphérique et de violence (qui n'était pas "trop" pour me choquée perso, bon... j'avoue un petit pincement pour les petits oursons qui ont perdu leur maman, on se refait pas... )... il y a en effet quelque chose de chamanique dans cette vision de la nature et de la nature humaine, à la fois spirituelle et barbare.
Je l'avais mis... (ah, c'est beau de voir des gens qui suivent... ) Ah Aériale, Mallick est un des mes cinéastes favoris... Il n'a pas fait beaucoup de films, mais son style a évolué avec le temps, pour aller vers un cinéma qui serait presque un genre à lui seul. Moi j'aime tous ses films, je ne saurais pas dire par quel bout commencé... par ordre chronologique, ça aurait l'avantage de montrer la progression. Mais après, je ne suis pas sûre que ça change grand chose tellement ça devient "particulier"... | |
| | | Marko Faune frénéclectique
Messages : 17930 Inscription le : 23/08/2008 Age : 56 Localisation : Lille
| Sujet: Re: Alejandro Gonzalez Inarritu Ven 4 Mar 2016 - 11:36 | |
| Ça peut être intéressant de voir Le nouveau monde de Malick après The Revenant avec lequel il entretient pas mal d'analogies plastiques. Après ce sont des univers très différents. Malick vise le panthéisme et Inarritu la violence primitive. C'est presque un anti-nouveau monde. Mais il y a des emprunts stylistiques puisqu'il a fait appel à plusieurs techniciens de Malick. | |
| | | pia Zen littéraire
Messages : 6473 Inscription le : 04/08/2013 Age : 56 Localisation : Entre Paris et Utrecht
| Sujet: Re: Alejandro Gonzalez Inarritu Sam 5 Mar 2016 - 15:06 | |
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| | | Chymère Sage de la littérature
Messages : 2001 Inscription le : 21/07/2013 Age : 41 Localisation : Dijon
| Sujet: Re: Alejandro Gonzalez Inarritu Dim 6 Mar 2016 - 1:02 | |
| Dans ma grande mansuétude, je te pardonne... | |
| | | Aeriale Léoparde domestiquée
Messages : 18120 Inscription le : 01/02/2007
| Sujet: Re: Alejandro Gonzalez Inarritu Dim 6 Mar 2016 - 18:03 | |
| - Marko a écrit:
- Ça peut être intéressant de voir Le nouveau monde de Malick après The Revenant avec lequel il entretient pas mal d'analogies plastiques. Après ce sont des univers très différents. Malick vise le panthéisme et Inarritu la violence primitive. C'est presque un anti-nouveau monde. Mais il y a des emprunts stylistiques puisqu'il a fait appel à plusieurs techniciens de Malick.
J'ai vu ça, pour les techniciens. Après, faut voir...Je tenterai Le nouveau monde. Merci de vos précisions, Chymère et Marko! | |
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