Parfum de livres…parfum d’ailleurs

Accueil­*Portail*­Galerie­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Henry Bauchau [Belgique]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3 ... 8 ... 15  Suivant
AuteurMessage
sentinelle
Zen littéraire


Messages: 5701
Inscription le: 20/07/2007
Age: 39
Localisation: Belgique

MessageSujet: Henry Bauchau [Belgique]   Mer 27 Fév 2008 - 19:40



Henry Bauchau (né le 22 janvier 1913 à Malines, Belgique) est un écrivain — poète, romancier, dramaturge et psychanalyste — de langue française. Il vit à Paris depuis 1975. Il est également membre de l'Académie royale de littérature française de Belgique.

Romans


* La Déchirure (Gallimard, 1966 ; rééd. Labor, 1986),
* Le Régiment noir (Gallimard, 1973 ; Rééd. Les Éperonniers, 1987). Prix d'honneur (Paris) ; Prix Franz Hellens (Bruxelles) et Prix Triennal du Roman,
* Œdipe sur la route (Actes Sud, 1990 ; Babel n° 54). Pierre Bartholomée en tire un opéra en 2003,
* Diotime et les lions (Actes Sud, 1991 ; Babel n° 279),
* Antigone (Actes Sud, 1997 ; Babel n° 362),
* L'Enfant bleu (Actes Sud, 2004)
* Le Boulevard périphérique (Actes Sud, 2008)

Edit : Pour faire plaisir à Marie
Wink


Dernière édition par sentinelle le Jeu 28 Fév 2008 - 20:28, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://livresque-sentinelle.over-blog.com/
sentinelle
Zen littéraire


Messages: 5701
Inscription le: 20/07/2007
Age: 39
Localisation: Belgique

MessageSujet: Le Boulevard périphérique   Mer 27 Fév 2008 - 19:44



Quatrième de couverture
Paris, 1980. Alors qu'il " accompagne " sa belle-fille dans sa lutte contre un cancer, le narrateur se souvient de Stéphane, son ami de jeunesse. Au début de la guerre, cet homme l'a initié à l'escalade et au dépassement de la peur, avant d'entrer dans la Résistance puis, capturé par un officier nazi - le colonel Shadow -, de mourir dans des circonstances jamais vraiment élucidées. Mais Shadow, à la fin de la guerre, s'est fait connaître du narrateur. Son intangible présence demeure en lui, elle laisse affleurer les instants ultimes, la mort courageuse - héroïque, peut-être - de Stéphane. Et la réalité contemporaine (l'hôpital, les soignés et les soignants, les visites, l'anxiété des proches, les minuscules désastres de la vie ordinaire, tout ce que représentent les quotidiens trajets sur le boulevard périphérique) reçoit de ce passé un écho d'incertitude et pourtant d'espérance... L'ombre portée de la mort en soi, telle est sans doute l'énigme dont Henry Bauchau interroge les manifestations conscientes et inconscientes, dans ce captivant roman qui semble défier les lois de la pesanteur littéraire et affirmer, jusqu'à sa plus ultime mise à nu, l'amour de la vie mystérieusement éveillée à sa condition mortelle.


J'ai aimé ce livre mais je vais avoir beaucoup de mal à expliquer le pourquoi du comment.
Difficulté à mettre des mots là où j'ai ressenti de l'émotion.

De quoi s'agit-il exactement ? On y parle des vivants et des morts, de la lumière et de l'ombre, de la pesanteur et de la légèreté, de la maladie qui nous plonge dans un temps suspendu fait d'attente et du quotidien des proches qui défile à toute allure.

Le boulevard périphérique que le narrateur emprunte chaque jour pour rendre visite à sa belle-fille atteinte d'un cancer renvoie à un éternel recommencement que Sisyphe n'aurait pas désavoué. La figure maternelle qui veille sur sa fille qui se meurt, la figure paternelle qui vieillit et qui ose enfin le lâcher-prise que sa vieillesse autorise. Les échos que cette mort engendre chez le narrateur.

Il y a dans ces pages un récit de 12 pages qui m'ont terriblement émue.
Ce récit fait part des souvenirs du narrateur à propos d'une rafle pour le compte du Service du travail obligatoire durant les années d'occupation nazie en Belgique. Ce passage, qui prend des allures de tragédies grecques, est absolument bouleversant.

Cette lecture ne me fut pas facile, bien que l'essentiel soit dit avec beaucoup de simplicité. Le foisonnement et l'universalité des thèmes abordés font inévitablement ressurgir certaines émotions chez le lecteur.

Citation:
Je voudrais faire l'économie de toutes les morts que j'ai vécues, de celles que je devrai vivre encore. Je ne peux pas, je suis dans ce temps, dans ce monde, il n'y en a pas d'autre.


Dernière édition par sentinelle le Jeu 28 Fév 2008 - 10:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://livresque-sentinelle.over-blog.com/
coline
Parfum livresque


Messages: 20848
Inscription le: 01/02/2007
Localisation: Nord Auvergne

MessageSujet: Re: Henry Bauchau [Belgique]   Mer 27 Fév 2008 - 19:50

Je vais le lire bientôt...Wink

_________________
"Faire du théâtre c'est exorciser les démons de notre Personnage. Pourrais-je dire: si j'ai fait du théâtre, c'était pour m'éviter de jouer la comédie dans la vie."
(Jean Louis Barrault)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
sentinelle
Zen littéraire


Messages: 5701
Inscription le: 20/07/2007
Age: 39
Localisation: Belgique

MessageSujet: Re: Henry Bauchau [Belgique]   Mer 27 Fév 2008 - 19:51

Je suis curieuse d'avoir ton avis. Ce fut une belle lecture mais éprouvante aussi Shocked
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://livresque-sentinelle.over-blog.com/
coline
Parfum livresque


Messages: 20848
Inscription le: 01/02/2007
Localisation: Nord Auvergne

MessageSujet: Re: Henry Bauchau [Belgique]   Mer 27 Fév 2008 - 19:52

sentinelle a écrit:
Je suis curieuse d'avoir ton avis. Ce fut une belle lecture mais éprouvante aussi Shocked


Je m'y attends...

_________________
"Faire du théâtre c'est exorciser les démons de notre Personnage. Pourrais-je dire: si j'ai fait du théâtre, c'était pour m'éviter de jouer la comédie dans la vie."
(Jean Louis Barrault)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Marie
Zen littéraire


Messages: 6897
Inscription le: 26/02/2007

MessageSujet: Re: Henry Bauchau [Belgique]   Mer 27 Fév 2008 - 21:16

Je rajoute à la biographie qu'Henry Bauchau est l'oncle de François Emmanuel. Vous les retrouverez tous dans le nouveau Magazine littéraire consacré à la psychanalyse.

_________________
J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
André Comte-Sponville
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Henry Bauchau [Belgique]   Jeu 28 Fév 2008 - 19:47

J'ai acheté L'enfant bleu il y a quelques jours.
Revenir en haut Aller en bas
domreader
Agilité postale


Messages: 982
Inscription le: 19/06/2007
Age: 50
Localisation: Ile de France

MessageSujet: Re: Henry Bauchau [Belgique]   Ven 29 Fév 2008 - 10:12

J'avais lu sa ré-écriture d'Antigone il y a quelques années, et ce roman m'avait marquée par son écriture profonde et magnifique, par le nouveau jour sous lequel sont abordés les personnages pourtant déjà visités et revisités de cette histoire.

Il est vrai qu'au départ, cette histoire m'a toujours émue, je trouve que c'est l'une des plus belles jamais écrite.

J'ai toujours eu peur de lire autre chose de Bauchau, me disant que ce niveau d'écriture ne pourrait plus être atteint (peut-être à tort d'ailleurs) et que je serai déçue...

_________________
'La croissance n'est qu'une appellation politiquement correcte pour désigner la cupidité', Arni Thorarinsson, Le Dresseur d'Insectes, 2007.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
sentinelle
Zen littéraire


Messages: 5701
Inscription le: 20/07/2007
Age: 39
Localisation: Belgique

MessageSujet: Re: Henry Bauchau [Belgique]   Ven 29 Fév 2008 - 16:14

@domreader, je pense vraiment que cela vaut la peine de se plonger dans la lecture d'un autre livre de Bauchau. Le boulevard périphérique est proposé au cerclage, n'hésite pas Wink

@Stell_A, L'enfant bleu est dans ma LAL, j'en ai toujours entendu le plus grand bien. J'espère que tu viendras nous en dire un mot après ta lecture content

@Marie, merci pour l'info concernant le magazine, je vais certainement me le procurer woohoo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://livresque-sentinelle.over-blog.com/
Cachemire
Agilité postale


Messages: 916
Inscription le: 11/02/2008
Age: 43

MessageSujet: Re: Henry Bauchau [Belgique]   Ven 29 Fév 2008 - 17:51

Domreader, je suis tout à fait d'accord avec toi enthousiaste . Antigone est l'un des plus beaux livres que j'ai lu ces 10 dernières années. J'ai beaucoup aimé aussi, dans la même série Oedipe sur la route. En revanche, ni l'enfant bleu ni le boulevard périphérique que je viens de terminer ne m'ont plû. Ils n'ont ni le même souffle lyrique, ni la même beauté d'écriture. Tu as donc raison de te méfier...il vaut mieux rester sur ta merveilleuse impression!

Cachemire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
sentinelle
Zen littéraire


Messages: 5701
Inscription le: 20/07/2007
Age: 39
Localisation: Belgique

MessageSujet: Re: Henry Bauchau [Belgique]   Ven 29 Fév 2008 - 18:10

Cachemire a écrit:
En revanche, ni l'enfant bleu ni le boulevard périphérique que je viens de terminer ne m'ont plû.

Et moi j'ai aimé jypeurien
Je crois Domreader que le mieux est de se forger sa propre opinion en toute connaissance de cause.
En ce qui me concerne, j'aime prendre certains risques Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://livresque-sentinelle.over-blog.com/
Cachemire
Agilité postale


Messages: 916
Inscription le: 11/02/2008
Age: 43

MessageSujet: Re: Henry Bauchau [Belgique]   Dim 2 Mar 2008 - 19:50

sentinelle a écrit:
Cachemire a écrit:
En revanche, ni l'enfant bleu ni le boulevard périphérique que je viens de terminer ne m'ont plû.

Et moi j'ai aimé jypeurien
Je crois Domreader que le mieux est de se forger sa propre opinion en toute connaissance de cause.
En ce qui me concerne, j'aime prendre certains risques Wink


Pour moi en revanche, ce n'est pas prendre un risque mais plutôt chercher à nouveau une émotion...dans ce cas-ci, elle n'est pas venue mais ces 2 livres, comme la plupart de ceux que je lis sont des témoignages humains intéressants et en cela enrichissants : je ne regrette pas de les avoir lus.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bertrand-môgendre
Sage de la littérature


Messages: 1194
Inscription le: 03/02/2007
Age: 54
Localisation: ici et là

MessageSujet: Re: Henry Bauchau [Belgique]   Ven 11 Avr 2008 - 19:27

Le boulevard périphérique de Henry Bauchau
Relié: 254 pages
Éditeur : Actes Sud (3 janvier 2008) ISBN-10: 2742771697


Mon commentaire :

Le roman débute par une écriture pauvre en vocabulaire. La déclinaison du verbe faire ou voir tourne à la franche rigolade.
Henry Bauchau réussit pourtant à m'entrainer dans son histoire grâce à sa sincère humanité.

Humanité à propos du compte rendu de la manifestation des femmes belges, opposées aux départs de leurs hommes, pour le travail obligatoire instauré par les Allemands lors de la dernière guerre. Une forte émotion dans ce récit, gonflé par la peur de ces êtres aux mains nues, face à la barbarie armée. Cette vérité qui me prend aux tripes avec une clarté transmise à travers le sentiment de panique, l'impuissance devant une bête noire, casquée, menaçante, tout pouvoir de destruction à portée de fusil.

Humanité à propos de sa belle-fille, Paule, ingénieure commerciale basée à Vancouver, il écrit d'elle :
“elle n'est pas tournée vers l'être, mais vers l'avoir”.

Il la suit main dans la main, accompagnant sa lente descente aux enfers, attirée par le cancer, ce mangeur d'hommes.

Sincère humanité à propos de son copain de jeunesse, Stéphane l'alpiniste bucheron, dont l'amitié enveloppe le roman d'une ambiance bénéfique aux douceurs poétiques disséminées entre les moments de tristesse.
Résistant belge, Stéphane l'homme des bois, accompli en silence un travail de nettoyage à la base, pour abattre méthodique les hauts fûts ronds.
Shadow le SS, accompli un travail de sape pour faucher les hommes, et agit sur les esprits pour détruire les prisonniers.
Shadow est une prison à lui tout seul. Il sait enfermer les résistants dans le cartel de leurs pensées, sceller les barreaux des ouvertures condamnées, enchainer les âmes à leur bourreau persécuteur.
Shadow pénètre l'esprit des forts en gueule, jusqu'à prévoir leur désir d'évasion.

Le narrateur retrouve Shadows emprisonné à son tour, trente-six ans après la guerre. Ses entretiens à l'hôpital chevauchent les visites avec sa belle fille, elle-même enfermée dans le carcan de sa maladie.
Le narrateur (n'est-il pas Henry Bouchau lui-même ?) poursuit son enquête sur la mort de son ami Stéphane. Le chasseur devient proie. Un travail de fin psychologue donne à la victime le syndrome de Stockholm, où l'opressé tombe en amour de son opresseur.

L'histoire relate aussi l'emprise de ces agresseurs (maladie ou êtres humains) sur leurs victimes, “un vrai héros qui s'amuse seul ”, qui avait, comme le SS, besoin d'une discipline sévère en appliquant ce principe :
“choisir ce qu'on préfère à ce qu'on ne préfère pas, c'est une maladie de l'esprit”.

Dépassé le stade de la forme, ce livre est étonnant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Henry Bauchau [Belgique]   Sam 17 Mai 2008 - 13:37



L'enfant bleu

Véronique est psychanalyste à Paris dans un hôpital de jour pour enfants handicapés (« le peuple du désastre »). Elle prend en charge Orion, un adolescent psychotique, dont elle sera la « psychothéraprof », comme il l’appelle, à la fois psychothérapeute et perceptrice, durant quinze ans. Rapidement elle décèle chez lui un don pour la peinture et la sculpture. Elle va s’en servir et au fil des années, va permettre à Orion, grâce à cette thérapie par l’art, d’exprimer ce qui le hante (son « démon de Paris » qui le « rayonnise et le bazardifie », l’angoisse et le rend fou), puis d’en prendre conscience et de l’exorciser, pour enfin s’épanouir et progresser. Mais sans guérir complètement, Henry Bauchau ayant eu l’intelligence de ne pas finir sur un happy end irréaliste.
___

C’est un récit réaliste, Henry Bauchau s’est servi de son expérience de psychanalyste ayant lui-même travaillé dans un hopital pour adolescents psychotiques, et on a parfois l’impression de lire une histoire vécue.

Mais il ne s’agit pas du simple récit d’une analyse.
C’est un véritable roman, on entre dans l’univers et le quotidien d’Orion et de ses parents, mais aussi de Véronique et de Vasco, son mari musicien, etc...

C’est aussi un roman prétexte à maintes réflexions sur la différence, la souffrance, l’angoisse, la folie, l’espoir, la tolérance, l’imaginaire, l’art ….

C’est aussi un livre rempli de références sur la mythologie, la poésie, la musique. Un livre très allégorique et dont les subtilités continuent à se révéler, même après la lecture. Une lecture très facile cependant, qui peut se faire à plusieurs niveaux d’interprétation.

Un livre passionnant et profond.
Un livre qu'on n'oublie pas.
___

Extrait :
"Moi on est une espèce de presque, de pas fini. Etre comme les autres, est-ce que c'est être fini ?"
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Henry Bauchau [Belgique]   Dim 18 Mai 2008 - 12:11

Le boulevard du périphérique

Lire Henry Bauchau, c'est ça :
sentinelle a écrit:
J'ai aimé ce livre mais je vais avoir beaucoup de mal à expliquer le pourquoi du comment.
Difficulté à mettre des mots là où j'ai ressenti de l'émotion.


et aussi :
bertrand-môgendre a écrit:
Henry Bauchau réussit pourtant à m'entrainer dans son histoire grâce à sa sincère humanité.


Le même avis trouvé dans un article de Lire :
Citation:
Ceux qui ne connaissent pas encore Henry Bauchau n'imaginent pas l'émotion qui les attend à la lecture de ses livres. Le récit le plus simple atteint chez lui un paroxysme et une universalité du sensible qui emportent et qui étreignent


C'est vrai qu'il y a quelquechose d'indicible dans ce que l'on ressent en lisant Henry Bauchau, le seul moyen de le comprendre est de le lire.

J'ai lu Le boulevard du périphérique à la suite de L'enfant bleu, j'ai aimé y retrouver ce que j'aime chez Bauchau : beaucoup de sensibilité (surtout pas de mièvrerie), de profondeur, de réfléxion, d'humanisme, une grande richesse intellectuelle, de l'érudition.
J'ai cependant été moins touchée par Le boulevard du périphérique que par L'enfant bleu, dont le sujet est beaucoup plus original, j'ai parfois eu une impression de déjà lu avec Le boulevard du périphérique.

Je suis cependant définitivement fan de Henry Bauchau.
Revenir en haut Aller en bas
 

Henry Bauchau [Belgique]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 15Aller à la page : 1, 2, 3 ... 8 ... 15  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Parfum de livres…parfum d’ailleurs :: Le cœur du forum : Commentons nos lectures en toute liberté… :: Littérature belge et suisse (par auteur ou fils spécifiques)-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet